‹ Le romantisme politique de Montalembert avant 1843Chapitre 233 sur 394 · Journal : 15 août · texte numérisé non relu

Journal : 15 août

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CARRIÈRE OUVERTE 303 grandes existences de notre pauvre France, condamnée à ne plus voir s'élever de son sein que les champignons d’une démocratie sans foi, sans cœur et sans génie » . Voilà l’aboutissement du uivellement de « l’infâme Louis XIV », destructeur des vestiges féodaux, Rohan, Coucy, et autres lieux de gloire ?.

Dans cette vie mouvementée, des formes d'activité se dessinent. Elles interfèrent d’ailleurs, et certain jour Montalembert se plaint d’être « écrasé » par la « complication de (sa) quadruple existence ecclésiastique, politique, litéraire et domestique qui devient chaque jour plus embarrassante » *.

Montalembert a évidemment renoncé à la magistrature * quand la mort de son père lui donna siège à la Chambre haute, et ses amis, Cornudet, Lacordaire, le voient bien prédestiné à la carrière d'homme public. « Ta naissance, écrit le prêtre, et la mort de ton père t'ont fait sans toi, malgré toi, pair de France, homme politique ; ton père n’est mort que pour te rendre pair de France malgré l'abolition de l’hérédité. Cette vocation est sacrée pour toi par une circonstance unique dans la vie d’un homme » 5.

Aussi le jeune pair de France a-t-il pris séance le 14 mai 1835. Il avait vingt-cinq ans et n'aurait qu’à trente voix délibérative. Il n’occupa pas d'emblée au parlement un rôle primordial. Sur le conseil de Skrzynecki il cherchait « à prendre doucement une position nouvelle » éloignée de toute exagération dans les actes, « surtout dans les opinions et les pensées ». Cela conduisait à une certaine indifférence en politique ; mais il y avait gagné, dès le printemps 1835,la faveur de

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