Journal : 21 janvier
5. Non seulement alors mais encore le 11 septembre 1839 (Journal).
can, à la Cour, aux ambassades, aux ministères, aux évêéchés, aux préfectures, aux bureaux de rédaction. À son insu, le chef catholique se désigne ainsi par un nouveau titre.
À Rome en 1837, Montalembert fréquente toutes les autorités religieuses. Le Pape le reçoit trois fois. Avec les cardinaux Pacca et Weld, Brignoli, Micara qui lui témoigne « une très grande amitié » 1, avec le R. P. Roothaan, général des jésuites, « qui lui plaît extrêmement » ?, Montalembert s’entretient longuement. Par l'intermédiaire de Lacordaire, de Guéranger, qui séjournent à Rome, Montalembert maintient le contact. Des correspondants lui sont assurés. Il connaît Les mœurs romaines, et certain jour où Guerrier de Dumast l’invite à se rendre à Rome pour mettre au point un soi-disant projet d’offensive catholique, il peut lui répondre :
Je connais Rome, mon très cher Ami, et cette connaissance n’a rien d’encourageant ! D'abord j'ai toutes les peines du monde à croire qu’un projet comme celui dont vous me parlez ait été sérieusement voulu par les hommes sérieux de Rome. Ce serait une immense dérogation à leurs habitudes et à leurs inclinations. Tout est possible du reste, mais quand même ce serait, une course ad hoc à Rome paraîtrait à ce que je crains un coup de tête de la part de quelqu'un qui est déjà suspect sous le rapport de l’exaltation et de la crânerie 3.
Aïnsi Montalembert n’ignore pas non plus dans quelles mesures ses possibilités sont oblitérées.
Aux Tuileries, la reine charme Montalembert en lui adressant un compliment sur Sainte Élisabeth 4, lors de la réception de la Chambre pour la fête du roi. Le duc d'Orléans, un