Foisset : Le Comte de Montalembert, p
. 6. Montalembert à Rio : 27 novembre 1838 ; cité par Sr. C. Bowe : F. Rio, p. 166. :
Aussi, à l’heure où Skrzynecki s’apprêtera à mener au feu
la néophyte armée des Belges :, Montalembert s’exaltera au rêve d'aller sous lui
ME briser l'orange sur l'arbre de la liberté ?.
L'exemple de son père, les conseils de Lacordaire #, son goût pour l'étranger, le poussent vers la carrière diplomatique. La rumeur des journaux et des salons l’orienteraient dans le même sens : on publiera bientôt sa nomination à Bruxelles 4 Montalembert regrettera la vanité de ces bruits 5.
Un peu plus tard, Thiers l’entreprendra sérieusement sur ce point.
Je l’en remercie, racontera Montalembert, et lui dis que je serais heureux de servir sous ses ordres, à condition toutefois que le poste qu'il m’assignerait serait de nature à me laisser développer mes principes politiques et religieux. Je lui exprime le désir d’être envoyé quelque part où je pourrais agir comme catholique au profit du Saint-Siège, comme en Portugal, ou au profit de la bonne renommée de la France, comme en Bavière.
M. de Mérode invitera son gendre à ne pas dédaigner l’occasion, Montalembert ne la saisira point.
Il restera en France, se créant une carrière exceptionnelle au service du catholicisme par la politique. Avant de séparer, non sans artifice, l’étude du chef catholique et celle de l’homme politique, complétons le tableau du milieu dans lequel évolue Montalembert par l’esquisse de ses relations politiques. |
Son sang et son alliance, son rang de pair et sa valeur personnelle, son rayonnement, les multiplient. De plus en plus, en ces années incertaines et dispersées, la Providence tisse autour de lui un réseau dont les fils aboutissent au Vati-