Journal : 16 février
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Vaincu, Montalembert à la consolation d’enregistrer un succès personnel. Des personnalités comme Girod de l’Ain,
d’Argout, Pelet de la Lozère l’ont combattu et Tascher le félicite 1.
Verveux décidément, Montalembert réclame le 30 mars pour les colonies des avantages pécuniaires, en compensation des pertes qui résultent de l’affranchissement des noirs ?. Il attaque le gouvernement, les 21 avril et 5 mai, sur sa politique à l’égard de la Grèce et des émigrés polonais. Sans manifester, dit-il, une opposition systématique, « j'avoue que sur les questions de politique étrangère je me trouve habituellement en opposition non pas avec tel ou tel ministère, mais avec la tendance générale du pouvoir ». La Grèce tombe parce que l'influence française déchoit.
Sous la Restauration le pays était humilié par le souvenir des désastres qui avaient ramené la dynastie d’alors ; maïs le Gouvernement ne l'était pas ; il était au contraire dans une bonne position à l'étranger par ses alliances et ses sympathies ; et il faut avouer qu'il en a souvent profité et notamment dans la question d'Orient où la bataille de Navarin et l'expédition de Morée lui ont fait le plus grand honneur. A la révolution de Juillet le pays lui-même s’est redressé ; mais par une fâcheuse contradiction le gouvernement nouveau a paru s’abaisser.. La France... n’entendait pas, je pense, que son gouvernement la conduisit de complaisance en complaisance à cet état d’apathie et d’humilité par trop chrétienne où nous l’avons vue depuis #.
Laudator temporis acti, chatouilleux quand l'honneur national est en jeu : deux traits fondamentaux du caractère politique de Montalembert.
On retrouve le dernier dans la discussion de la loi sur les réfugiés étrangers. « Fils et petit-fils d'émigré, né (lui)-même au sein d’un exil politique »,il fustige la mesquinerie tracassière des bureaux de l'Intérieur à l’endroit des Polonais, l'esprit d’avarice et de méfiance de la loi. Quel contraste avec l'accueil réservé par l'Angleterre aux émigrés français, quelle