O.C., t. I, pp. 135 sq., citations, pp. 149 et
je suis accueilli par des félicitations unanimes. La Chambre entière paraît charmée, les ministres eux-mêmes que j'ai vigoureusement attaqués font mille éloges de moi.
De Theux, ministre des Affaires étrangères de Belgique, adresse à l’orateur une lettre de félicitations 1.
Encouragé, Montalembert, après s'être entretenu de la question le lendemain 7 juillet avec le président Molé, repart vers le Nord. Les Belges ouvrent une souscription pour lui présenter une médaille d’or avec cette inscription : «A M. de Montalembert, la Belgique reconnaissante. Chambre des Pairs, 6 juillet » ?. Les ovations se multiplient. Cependant qu'à Londres les Puissances inclinent à l’application rigoureuse des vingt-quatre articles, Montalembert participe à la fièvre belliqueuse des Belges. Du 17 au 22 août, à Bruxelles, il agit auprès de diverses personnalités, notamment M. d’Huart, ministre des Finances, les directeurs de l’Zndépendant et de l’'Émancipation, Mgr Fornari, internonce apostolique, Serrurier, ministre de France. Nous l’avons vu au camp de Beverloo acclamé par les officiers5. Après les manœuvres des troupes, Montalembert s’entretient avec le roi Léopold, et lui suggère d’appeler Skrzynecki à la tête de l’armée 5. Le jeune pair müûrit ce projet depuis cinq mois.
Nothomb, ministre belge des Travaux publics, écrit à Montalembert, à l’issue d’une excursion dans les provinces rhénanes, que la révolte contre la Prusse chemine sourdement. C'était peu après l’emprisonnement de l'archevêque de Cologne $. Montalembert tire aussitôt une conclusion pratique, car cela paralyse l’action éventuelle du roi de Prusse au service des Hollandais. |