‹ Le romantisme politique de Montalembert avant 1843Chapitre 327 sur 394 · Univers : 9 juillet et 3 août · texte numérisé non relu

Univers : 9 juillet et 3 août

et ceux de Guéranger trouvaient là une efficace publicité 1.

Mais la gestion de Bailly n'était pas des meilleures. Il manquait d'abonnés et administrait mal les ressources qu’il obtenait, voire les siennes propres. Bref, l'Univers menaçait de sombrer ?.

Montalembert, alerté depuis le mois de janvier 1838 par Guerrier de Dumast, avait travaillé à « soigner », à « améliorer » l'Univers religieux %. De Nancy cet ami le pressait vivement d’envoyer là des hommes, de l'argent, sous son commandement, de réaliser « une feuille intermédiaire entre la . Presse et l'Univers ; plus religieuse que la première, plus laïque, plus amusante et moins légitimiste que le second », une feuille dont le prix ne devrait pas être supérieur à quarante francs 4.

Un examen approfondi révèle à Montalembert que l’'Umivers possède encore « des ressources pour plusieurs mois ». D'accord avec Bailly et Lacordaire, il ajourne donc tout plan d'opérations, qui mettrait inutilement en avant son nom en éveillant des soupçons.

Le directeur de l'Univers n'ayant inséré, le 7 octobre 1838, son vigoureux article Des derniers actes du Saint-Siège qu’avec des réserves, Montalembert estime celles-ci «très sages et très utiles pour son journal»5. Elles satisfaisaient en effet non seulement le public mais la tendance intime du jeune pair vers un parti catholique. Bailly regrettait que l’auteur liât religion et régime nouveau, mêlant « mal à propos ce qui est terrestre et divin, ce qui est éternel et pas- Sager )».

Malgré cette note et malgré un article signé M. G. Br.f paru le rer décembre 1838 et reprochant à Montalembert sa vio-

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