‹ Le romantisme politique de Montalembert avant 1843Chapitre 329 sur 394 · Voir infra p. 555, note · texte numérisé non relu

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lence contre les « Vandales » , les rapports restent cordiaux. Bailly avertit alors Montalembert, avec habileté, que la duchesse d'Angoulême aurait acquis volontiers l'Univers ou du moins qu’un certain Delandine s'était réclamé d'elle en offrant d'acheter le journal ?.

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Trois mois plus tard, le 13 janvier 1839, Montalembert jette sur son Journal cette note :

conversation avec Lacordaire et M. de Mérode sur la fondation d'un Globe catholique auquel nous pensons depuis longtemps.

Puis les deux amis quittent Paris et,le 12 avril, Montalembert, de retour, écrit à Lacordaire :

je pense que tu as communiqué notre projet de journal à quelques personnes car en revenant ici on m’en a beaucoup parlé. J'ai traité à fond cette question avec Saint-Chéron et Guerrier de Dumast. Tous deux sont d’avis de la manière la plus prononcée qu’on re PEUT ni ne doit rien substituer à l'Univers ; qu’il faut, quand le moment sera venu, s'emparer de lui, profiter de sa clientèle toute faite, du fait immense d’une existence de huit années et lemaïintenir soit à l’état quotidien si c’est possible, soit en lemettant deux fois par semaine si on ne peut faire autrement. Dumast soutient toujours qu'avec des voyageurs on acquerrait et actionnaires et abonnés. Malheureusement il y a un déficit de 30.000 francs et 14.000 francs d'intérêts à servir aux actionnaires actuels. Voilà l’obstacle suprême. Genoude est toujours là guettant le moment de s’en saisir. En outre, les hommes du Correspondant, Wilson, Cazalès, Jouenne, Champagny, etc... sont résolus à recommencer un journal : ils n'ont fait aucune démarche auprès de moi et je ne pense pas qu’ils réussissent mieux cette fois que les précédentes 3.

Le même jour, de sa plume infatigable, Montalembert galvanise Rio. L'Univers, lui dit-il,

… parfois lourd et ennuyeux, mal écrit et mal imprimé à cause de

1. Il s’agit de la campagne de Montalembert en faveur des monuments historiques, menacés ou détruits par les marchands de biens.

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