‹ Le romantisme politique de Montalembert avant 1843Chapitre 334 sur 394 · I. Journal : 3, 11, 20 février · texte numérisé non relu

I. Journal : 3, 11, 20 février

2. À. N.—BB1r74 100, Dossier 15. À titre de comparaison le Nafioñnal a près de deux mille abonnés et la Presse dix mille rien qu’en province.

. 3. À. L. R. Dossier 574 : Exposé aux arbitres. 4. À. L. R. Dossier 44 2. Lettre de Montalembert au comte F. de Mérode : 27 avril 1840. Cf. la lettre à Roëss citée infra p. 460, 5. Chronique catholique : 29-30 avril 1840, infra p. 571.

occasion pour souligner « les paroles de notre magnanime alliée » l'Angleterre, quand il félicite M. Thiers et le gouvernement, qui ont préféré l’église des Invalides à la colonne Vendôme pour abriter la dépouille du restaurateur des autels *..

Il offre chez lui des « dîners de l'Univers », où figurent Du Lac, Douhaire, Ozanam parfois et Rio, Veuillot aussi, « jeune homme charmant » *, et de Saint-Chéron. Ce dernier c’est Montalembert qui l’a fait

entrer dans la rédaction habituelle et principale du journal; jusqu’alors il n’y écrivait qu'accidentellement et appartenait plus spécialement au Journal général 3.

Sous l’avalanche des critiques de Montalembert, dix fois Baïlly menace de s’en aller, offre de laisser le champ libre, non sans lancer des vérités à son impatient codirecteur :

Vous avez quelquefois, lui dit-il, des dehors froids, compassés, aristocratiques qui empêchent la confiance de ceux qui ne vous connaissent pas assez ; de plus, il me semble que pour la lutte catholique dont votre cœur, votre position et votre talent vous font le chef, vous éprouvez un besoin trop grand, un peu humain, d’humilier l’ancien ordre de choses, d’exalter le nouveau... bien peu chrétien 4.

Le « juilletisme », selon l'expression de Dumast, que Montalembert verse sur l'Univers, pour effacer sa tare originelle, indispose évidemment la clientèle du journal et, pour ne la point perdre, un dosage prudent est de rigueur.

L'autorité de Montalembert est donc discutée à l'Univers, et d'autant plus qu’il reste trop longtemps éloigné de Paris. Montalembert, par crainte peut-être de Lebaudy, et celui-ci par crainte de Montalembert, ont, dans le contrat même, conféré à Baïlly un droit de veto, une responsabilité prééminente. De plus il a été convenu — et la lettre à Isambert

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