‹ Le romantisme politique de Montalembert avant 1843Chapitre 75 sur 394 · Archives d’Écotay · texte numérisé non relu

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contrebalancerait l’influence prussienne *. L’on n’ignorait pas la force des tendances autonomistes en Rhénanie et l’entourage de Montalembert entrevoyait la possibilité pour la France de favoriser ce mouvement. On ne niait point la nécessité d’un développement historique de l'Allemagne, mais Goœrres — qui dès 1799 avait lutté pour l'indépendance rhénane — le voulait encadrer dans une constitution fédérale ?. Tout ceci d’ailleurs, cet avenir de l’Allemagne où il discerne la poussée de la Prusse vers l’ouest, le danger contre lequel Quinet mettra en garde les Français dès 1831 dans ses articles méconnus de la Revue des Deux Mondes, retiennent beaucoup moins l'attention de Montalembert que la diversité des Allemagnes ne l’incline à rêver du passé...

Rejoignant son père à Stockholm en septembre 1828, Montalembert goûte infiniment, au sortir d'Allemagne, la beauté: des pays scandinaves. Il y apporte le feu libéral attisé par Michelet et juge avec une extrême sévérité leurs monarques. Celui de Danemark est, à l’en croire, un despote qui dédaigne les anciennes coutumes du Holstein et pressure le peuple. Le successeur de Gustave-Adolphe « mon héros par excellence», dit-il, et de Charles XI, « le plus grand des rois de Suède » :, Bernadotte alias Charles XIV est « un parvenu qui épouse avec acharnement les vieux préjugés de l’oligarchie » 4.

A la Suède Montalembert consacre son premier article, publié en trois fois par les Annales de Législation et de Jurisprudence, les 27 juin, 5 août et 8 août 1829 sous la rubrique Législation étrangère. Suède. Représentation nationale, avec le sous-titre Diète de 1828-1820. L'auteur se plaint de ce que cette étude ait été cruellement mutilée. De fait, elle est réduite à six ou sept pages. Plus longuement il s'arrête au conflit entre l’absolutiste Charles XIV et une fraction de son parle-

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