‹ Le romantisme politique de Montalembert avant 1843Chapitre 88 sur 394 · Discours du 11 juin 1845. O. C., t. II, p · texte numérisé non relu

Discours du 11 juin 1845. O. C., t. II, p

tômes énergiques. c’est un commencement, je le sais 1». Voilà bien l’âge d’or dont rêve Montalembert.

Le troisième est le Correspondant ?. Fondé en 1829 par l'Association de défense religieuse, qui était née, Lamennais auctore, contre les Ordonnances Portalis, il avait été lancé le 10 mars malgré le maître de la Chesnaiïie qui en méprisait les vétustes patrons. Dans le premier article, non signé, Augustin de Meaux justifiait l'existence de cet hebdomadaire « religieux, politique, philosophique et littéraire », le présentait comme champion de « la VÉRITÉ... c’est-à-dire (du) catholicisme large, généreux, indépendant des temps et des personnes », respectueux de la royauté « mot sacré », indulgent aux romantiques. Le numéro du 6 août 1830 qui porte en épigraphe la devise de Canning liberté civile et religieuse, signe d’affranchissement du patronage primitif, affirme : «il ne faut pas s’imaginer parce qu’on a eu bon marché du royahisme qu'il serait aussi facile de détruire le catholicisme... La religion. fait partie de notre vie ». Le Correspondant ouvre, par une polémique avec l’Ami de la religion, le débat sur le Hbéralisme catholique qui un siècle durant dresserait l’une contre l’autre deux écoles #.. Néanmoins, par sa modération, le Correspondant mérite le surnom de Globe du catholicisme ; il accueillera des « doctrinaires convertis », des « légitimistes résignés 4 », et, à la fin de 1830, Montalembert, qui n’est ni l’un mi l’autre, qui le trouvera bientôt trop sage.

$ II. MONTALEMBERT JUGE LA POLITIQUE FRANÇAISE CONTEMPORAINE (1827-1830).

JL

Villèle, qui tenait le pouvoir depuis décembre 1821 contre les gauches et l’extrême droite, jouissait d’une pesante impo-

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