‹ Le romantisme politique de Montalembert avant 1843Chapitre 89 sur 394 · Moreau : Le Romantisme, p · texte numérisé non relu

Moreau : Le Romantisme, p

pularité vers la fin de 1827. Montalembert en donne cet écho à Cornudet le 21 septembre : « Souvent au milieu d’un bois je commence une improvisation fougueuse contre le ministère ? ». Une semaine après, il raille ainsi la faiblesse de Villèle dans son soutien de la Grèce révoltée contre les Turcs : « Il paraît qu’en Orient l’honneur des chrétiens languit encore ? ». C’était un mois avant Navarin. Assistant alors aux débats divers de la Chambre des pairs, il les juge « d’une médiocrité effrayante * ».

Au moment même de la chute de Villèle sous lequel la « question cléricale », comme dit Thureau-Dangin #, s'était une fois de plus posée de façon aiguë, Montalembert traite longuement de l’utilité d’une religion d’État. Il tient pour conséquence inéluctable de son propre catholicisme l’approbation chaleureuse de l’article6 de la Charte, qui appelle religion de l’État la religion catholique, apostolique et romaine. Il approuve la répression par la loi civile de « tout ce qui est contraire à ces vérités » (les vérités du christianisme) 5... Plus tard il changera d’avis |

Martignac trouvait dans la succession de Villèle l'affaire épineuse des jésuites que Frayssinous, gallican modéré, avait soutenus $contre les libéraux et les ultra-gallicans. Le 16 juin 1828 paraissaient deux ordonnances enlevant aux jésuites leurs huit établissements extra-légaux et limitant le nombre des élèves des petits séminaires. Les évêques protestèrent et ne cédèrent, quoi qu’on ait insinué, que sur l’ordre de Rome. Montalembert en discute chez le duc de Rohan ?, mais devient, à Stockholm, « partisan de Cousin et ennemi du monopole de l'Université. Ici je défends les jésuites toute la journée au grand étonnement de papa $. » .

Dans la même lettre, Montalembert avoue « qu’à l’exté-

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