‹ Le romantisme politique de Montalembert avant 1843Chapitre 91 sur 394 · Tbidem, p · texte numérisé non relu

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Ces «etc. » sont détaillés à d'Herbelot : : majorité politique à vingt et un ans, publicité des assemblées départementales, droit de vote accordé aux contribuables qui payent cinquante francs d’impôts.« Vous êtes un fameux démocrate »! réplique d’'Herbelot.

Cependant la discussion des deux projets, mal accueillis, traîne en longueur, Montalembert est « furieux contre la Chambre des députés » ? dont les critiques rebutèrent Charles X au point de lui faire retirer les projets, « à la stupeur des centres, au désappointement dela gauche, aux applaudissements de l’extrême droite (Dareste) ». Montalembert est sévère, un peu plus tard, pour Dupin, rapporteur du projet de loi municipale, qui avait critiqué celle-ci comme trop favorable à l'aristocratie. Indulgent, au contraire, pour les ultras (Conny, La Boulaye) généreusement attachés aux prérogatives du trône 3, il semble juger ici et là les caractères plus que les idées.

Dans le même temps, Montalembert, tout en avouant son incompétence sur la question des vins — et plus généralement en économie politique, — donne cet avis :

Bien que mes propres principes en matière économique et ma sympathie soient entièrement du côté des vignerons... le peu de connaissances que j'ai acquises sur cette matière me fait douter des résultats heureux que (Gautier) croit entrevoir dans une diminution des droits de douane 4...

Dans cette lettre Montalembert souhaite d’autre part le rejet par les pairs d’un projet de dotation de la pairie.

Travailleur et profond, Montalembert ne jette pas au hasard ses jugements. Il compulse l’histoire nationale et se documente sur l’état actuel de la France. Il relève notamment une statistique comparée de la population et de la richesse. Il dresse, au prix de beaucoup de peine, le tableau de la composition de la Chambre des pairs: trois cent cinquante-trois pairs héréditaires, compris quarante-six sièges de pairs mineurs ou

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