CHAP. VI. — INSECTES NUISIBLES ET UTILES, PLANTES NUISIBLES
La ponte a lieu en avril et mai. A ce moment on voit les coques se gonfler en proportion du nombre d'œufs que la femelle porte sous le ventre, nombre qui peut monter jusqu'à 200 et 300. Ces œufs sont longs d'un millimètre, ovoïdes et de couleur rosée. En même temps la femelle sécrète un tissu soyeux dont elle enveloppe les œufs, ce qui les fait adhérer soit au corps de la mère, soit aux branches.
Nous avons remarqué une deuxième ponte au mois d'août, dans les années chaudes.
Après la ponte, la femelle meurt sur place.
L'éclosion des œufs a lieu au bout de trente jours ; les jeunes kermès se répandent aussitôt sur les bourgeons, pour y chercher leur nourriture.
Le kermès, comme le puceron, attire la fourmi, qui se nourrit des excréments de ces punaises.
Pour détruire les kermès, on fait fondre dans un poêlon 500 grammes de poix, et on y ajoute 250 grammes d'huile commune; on obtient une sorte de glu que Ton applique tiède et au pinceau sur toutes les parties du Rosier. Cet engluage, dont l'effet peut durer un an, asphyxie les punaises et empêche la migration des autres insectes. Nous pouvons garantir l'efficacité de ce procédé au point de vue de la destruction des insectes, et en même temps rassurer ceux qui craindraient que cet engluage, en obstruant les pores des branches, ne nuisit à la végétation. Tous nos arbres englués. Pêchers, Pommiers, Poiriers, ont eu une recrudescence de végétation.
Fourmi des jardins (de l'ordre des hyménoptères). — Les fourmis nuisent aux Rosiers, soit en faisant leur fourmilière au pied de la plante, soit en allant et venant constamment sur les branches et les jeunes pousses. Leur présence indique celle du puceron vert ou du kermès ; en combattant ces deux insectes, on détruira aussi la fourmi; cependant on peut attaquer cette dernière directement.
i58 LE ROSIER.
Si on place dans les branches du R( demi remplies d'eau miellée, on veri par l'eau sucrée, se noyer dans les fio
Pour détruire une fourmilière placé on remue la terre et on la saupoudi soufre.
Si la fourmilière est éloignée des pi on place au centre de petits cornets fleur de soufre, on les enflamme, et 1 à demi-consumés, on recouvre avec reux pénètre la terre, les fourmis sont i étaient au dehors ne peuvent rentrer
On peut encore détruire une fourj l'eau bouillante.
La mouche à scie du Rosier, — 1 à scie du Rosier {Hylotoma Rosœ), cultivateurs de Rosiers connaissent b cause aux bourgeons. Les caractères une tète jaune en forme de quadril brillants, blanchâtres ; des antennes € articulations ; quatre ailes à membra des nervures plus épaisses; les deux prochées de la tête, et les deux inféri thorax noir ; six pattes marquées de < ou abdomen jaune orangé, composé d mité inférieure fendue en dessous e scie. Cette scie, de nature cornée, es longitudinal de la mouche; elle mei longueur sur 4 de largeur.
L'hylotome du Rosier fait son appa fin d'août, époqpie de son accouplem le vol lourd et se laisse prendre facil contre le bourgeon.
iCTES NUISIBLES ET UTll
e sa ponte, il se pla sier, la tête en bas ze pour y déposer u en ménageant entr )ar les fibres de Véo jeon porte, en moye bservé qui en portî graines) renfermant par longueur de 1 ( is de petites celluh l'orifice, en sorte q été et les deux yeu i par des points noir is œufs mesurent 1 ►ur 1 1/2; ils sont rs le moment où k
ihe ne quitte le Rosi lux et quelquefois Souvent elle meurt la partie où elle a m observé depuis pi ; sur les Rosiers en et, par un instinct œufs à quelques ce nanière que les jeu lies tendres pour 1 [larqué que la mou épiderme qui s'éter les où se trouvent 1 ilation de la sève q . Un signe importai Rosiers est la forme fui renferme des œ
jours, la noirceur de Tépiderme, sans talion soit complètement arrêlée.
L'éclosion s'opère du vingtième au et les jeunes larves se succèdent pend sortie, elles mesurent 3 millimètres de mat, surtout sur le corps; le petit coc( chaque cellule.
Les larves se répandent sur les jeu geons qu'elles attaquent par les bordî que les nervures. Au bout de quelq parties du corps se colorent, la tête d les six pattes, et leur épiderme est n noirs ; la croissance est en moyenne de jours.
Après le vingtième jour, les larves très de longueur sur 1 1/2 de largeur ; jaune avec les deux yeux noirs. Les ] brunes, les trois paires de pattes d'un 1 fausses pattes et le dessous du venti d'un beau vert, est marqué sur sa lor points noirs. Les fausses pattes se trou faisceaux de soie.
A ce moment, les larves descendent geons, pour rechercher dans les vieilles nourriture plus substantielle.
Lorsque ces larves ont atteint les de sance, elles subissent une mue, en peau primitive pour se parer d'une n plus riche en couleurs. Profitant de 1'] de la rosée qui a humecté leur épideri en commençant par la tête, et par dei en s'allongeant et en se raccourcissî d'anneaux en anneaux cette pellicule ( aux extrémités de l'abdomen. A ce n