‹ Le rossignolChapitre 5 sur 26 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

PHILIS, sortant de sa cabane ; LUBIN.

LUBIN

Quel bonheur ! c'est elle.

(// entre dans le bosquet.) PHILIS.

J'entends mon rossignol fidèle.

{Elle écoute.)

Chaque matin, au lever du soleil Il vient saluer mon réveil.

Oh ! comme il chante !

Ilsemble qu'aujourd'hui sa voixsoit plus touchante. Que je voudrois comprendre ce qu'il dit ! Il gémit , il soupire ; Vraiment il m'attendrit.

Du moins il peut redire Aux échos d'alentour Sa peine et son amour.

Et moi, je cache ma souffrance :

J'aime, hélas! et j'aime en silence.

Malheureuse! qu'ai-je fait?

J'ai failli trahir mon secret.

Si quelqu'un m'avoit entendue

Ah! je serois perdue.

Mais au milieu de la forêt, Dans cette retraite écartée , Le rossignol de ce bosquet Pourroit seul m'avoir écoutée Et ce n'est pas un indiscret.

Dieu ! quel bruyant ramage

De ses chants le bocage

A retenti soudain.

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