Aspect agglutiné de certaines cultures
Ce bacille, enfin, présente une vitalité remarquable : « Le bacille du rouget est réputé par sa résistance. Des tubes de bouillon Martin, ensemencés avec l'échantillon pathogène Césari, scellés et conservés à l’étuve à 370, nous ont fourni, après cinq ans, sans aucune difficulté, de nouvelles cultures » (Cotoni).
Toutefois, le bacille résiste peu à la chaleur, il serait tué en quelques minutes à la température de 55 à 580 (Langrand). Il se conserve bien dans les milieux humides et obscurs, dans les terrains mouillés, dans l’eau ; il est ‘rapidement détruit par la lumière, et résiste peu à la dessiccation. Dans certains pays, comme en Allemagne, la consommation des viandes infestées de rouget est autorisée, mais on
exige la stérilisation.
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2° Recherche directe. — La recherche directe du bacille spécifique est entourée de difficultés et reste souvent sans résultat. Dans l'observation de notre maître, le professeur Lemierre, cette recherche a été facilitée par l'existence, à distance de la plaie, d’une phlyetène où le germe se trouvait à l’état de pureté. L'examen de la sérosité de la plaie inoculatrice, même quand celle-ci s'entoure d'une phlyctène, est rendu malaisé par la présence des pyogènes banaux et surtout des staphylocoques, qui s’y trouvent en quantité prédominante, se développent intensément dans la culture et entravent la multiplication du rouget!
L'ensemencement de la sérosité obtenue par grattage de la plaque, ou du sang de scarification, donne le plus souvent une réponse négative.
Stefansky et Grunfeld ont utilisé avec succès la technique suivante : ils font dans la bordure du placard une injection intradermique de 1/2 centimètre cube de sérum physiologique, puis, sans enlever l’aiguille, ils aspirent le suc tissulaire dermique dans lequel le bacille peut être directement décelé.
Un autre procédé consiste à prélever par biopsie un fragment de la peau sur la bordure d'une plaque et à faire des coupes histologiques. On peut utiliser des méthodes d’enrichissement, qui consistent à placer le fragment cutané prélevé dans un milieu de culture favorable à la pullulation du bacille.
Mais le meilleur procédé de diagnostic est l’inoculation suivie de rétroculture : on prélève de petits
fragments de peau sur les plaques d'érysipéloïde et on
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les inocule dans le muscle pectoral du pigeon. Il se déclare chez l'animal une septicémie qui entraîne en général la mort en quelques jours. On fait des ensemencements avec le sang du cœur, ou des fragments de rein ou de rate.
En pratique, l’inoculation simple du fragment biopsié au pigeon suffit, car en raison de sa sensibilité élective au rouget cet animal succombe si l’agent spécifique existe dans le fragment inoculé, tandis qu'il résiste à l’action des microbes associées.
Rappelons, enfin, que l’hémoculture a été exceptionnellement trouvée posilive dans le cas de
MM. Fiessinger et Brouet.
3° Aclion pathogène. — Nous venons de voir que le pigeon est extrêmement sensible au bacille du rouget. Les doses mortelles sont de 1/102 à 1/100.000€ de centimètre cube de culture liquide. L’inoculation doit être pratiquée dans les muscles pectoraux de pigeons adultes.
La mort survient entre le troisième et le dixième jour. On peut trouver de nombreux germes dans les frottis de foie et de rate. Ces germes sont intra-leucocytaire dans les frottis de sang cardiaque.
La souris est également très sensible et à doses très faibles, de 1/100.000 à 1/1.000.000 de centimètre cube.
L'inoculation se fait en général par voie sous-cutanée. L'animal devient somnolent et immobile. Son
poil se hérisse, ses paupières sont agglutinées par
une sécrétion purulente. La mort sunvient en deux à treize jours. On trouve de nombreux germes dans-les frottis de rate.
Le lapin est déjà plus résistant. Il faut l’inoculer dans les veines, à la dose de 1/1.000 à 1/100.000 de centimètre cube.
La mort survient en règle le quatrième jour : elle est parfois retardée jusqu’au treizième jour. Ici aussi on note une double conjonctivite, parfois mucopurulente. Dans le frottis de sang cardiaque, de foie et de rate on trouve des germes, mais qui sont rares.
Enfin, l’absence de pouvoir pathogène du bacille du rouget sur le cobaye était de notion courante. C’est ainsi que, pour Cotoni, cet animal résiste à l'injection intra-veineuse du culot de 20 centimètres cubes de culture.
MM. Laporte et Friedmann ont été amenés récemment à réviser ces notions classiques. Nous rapporterons plus loin, en détail, les résultats de leurs expérimentations.
B. — Dracnosric BIOLOGIQUE.
À défaut de la constatation directe du microbe de Pasteur et Thuillier, il existe plusieurs procédés de diagnostic indirect, qui peuvent d’ailleurs être simultanément employés :
Epreuve des agglulinines : La réaction . agglutinante du sérum sanguin vis-à-vis des. cultures de
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rouget a été trouvée positive, à des taux en général modérés, mais pouvant aller jusqu’à 1/500. Dans les deux cas de M. Belgodère, elle fut positive à 1/80 et 1/85.
Réaction de fixation du complément. — Elle est négative dans la règle, sauf dans un cas de Linser et dans celui de M. Chevallier. Voici comment M. Belgodère interprète ce fait : « Ce résultat est peut-être dû aux caractères de la lésion, qui est en somme assez superficielle, qui semble atteindre surtout les vaisseaux lymphatiques plutôt que les vaisseaux sanguins. L'absence habituelle de réaction générale clinique semble bien indiquer aussi qu'il ne pénètre pas dans la circulation générale des toxines microbiennes ou qu’il n’en pénètre qu’une quantité trop minime pour mettre en jeu le mécanisme des réactions immunitaires. Mais en outre, même dans les formes graves, généralisées, septicémiques de l’infection par le bacille du rouget, on n’a jamais non plus constaté la fixation du complément. Et pourtant dans ce cas, les toxines microbiennes doivent bien se trouver dans le sang en grande quantité. Il semblerait donc que, dans cette infection, les mécanismes .immu nitaires se trouvent en défaut, ce qui expliquerait la gravité de ces formes généralisées. »
Réaction de précipitalion. — Cette réaction, effectuée en, mettant en présence le sérum, du malade et une culture filtrée de bacilles du, rouget, a été trouvée
positive dans.certains cas.
Or
Mais la méthode de diagnostic biologique la plus simple et à laquelle on attachera le plus de valeur est
l'intradermo-réaction.
Intradermo-réaction : C’est Balbi qui, le premier, l'a expérimentée avec succès chez l’homme. Il s’est servi d'une suspension de bacilles du rouget du porc, diluée et stérilisée par ébullition. Sur une première série de 14 sujets qui n'avaient jamais été atteints d'érysipéloïde, l'intradermo-réaction, pratiquée selon les règles hubituelles, donne dans tous les cas un résultat négatif. Chez les 5 malades atteints d’érysipéloïde qui ont fait l’objet de son étude, {ous les résul- {ais furent positifs. I] vit apparaître chez tous ces sujets au point d'inoculation une tache rouge œdémateuse de 1 à 2 centimètres ; la réaction commença au bout de vingt-quatre heures, atteignit son plus grand développement à la fin du second jour, et diminua ensuite, si bien qu'à la fin de la quatrième journée il n'existait plus qu'une petite tache centrale d'érythème. Simultanément, on avait pratiqué sur ces sujets une injection d'eau distillée et une injection d'hémostyl, qui ne donnèrent aucune réaction.
Ces résultats cliniques ont été confirmés expérimentalement sur le lapin par Jadassohn et Jui-Wu- Mu. Ces auteurs ont utilisé une suspension, non pas de bacilles tués, mais de bacilles vivants. Une première injection donne une réaction manifeste avec rougeur et nécrose centrale : on laisse guérir et on
fait une nouvelle injection dans les mêmes condi-
Ré) de D ot. à 2 he |
tions ; il se produit une petite tache rouge, plus fortement infiltrée que la première. Si lon refait les même expériences en utilisant une suspension de bacilles soumise pendant une heure à la température de 70°, l'injection ainsi préparée ne donne aucuné réaction chez des lapins sains, mais donne au contraire une réaction nettement positive chez ceux de la première série d'expériences, qui ont été infectés par des bacilles vivants.
MM. Peilly et Friedman, au laboratoire de l’hôpital Claude-Bernard, ont cherché à perfectionner la technique de l’intradermo-réaction.
Chez le malade du professeur Lemierre, ils ont procédé, seize jours après la contamination virulente, à l’inoculation intradermique de 1/10 de centimètre cube de culture filtrée de cinq jours. Aucune réaction n’a été obtenue, alors que l’inoculation intradermique de 1/10 de centimètre cube de culture, chauffée à 70° pendant une heure, a produit, dès le lendemain, une petite papule rouge. Mais surtout, le dix-neuvième jour après la contamination, les auteurs ont pratiqué une injection de 1/10 de centimètre cube d’un antigène constitué par une suspension dans l’eau salée de protéines microbiennes, celles-ci étant obtenues par broyage des corps microbiens secs, selon le procédé utilisé par Besredka pour la préparation des endotoxines ; au bout de vingt-quatre heures apparut un placard érythémateux, du diamètre d’une pièce de 5 francs, avec une papule centrale ecchymotique.
Aucune réaction chez les témoins.
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J. Monnier
AS, latrademe-rhetion, gate avec le RE dat d'une culture, Fat montrée paslite et siège avec les corps miraens chanife, et sartout dans nee retquae ae es RER RE Rennes.
Le mème recto à 6 trouvée Rrimment paie ches le mali de M. Feng, vers le Hingt-qn— trème jour de male
On peut conclure, ae le praèssenr Leunierre, que Latraknmo-maction, sariout & elle est RRQ avec Rs proktres mionbiennes, ml permettre de dagnoctiquer le ronget chez l'homme, lorsque le cherche rte x elle ect dmeante gaie :
< Le &el reproche qu'on puise tre À cette épreuve < Rologique est qu'il ut attendre, pose ke mettre < ER pratique ARC RS, que l'agence A se < Sèse à Mnbetion par le belle x ronget. Ft cet < St de sensbikation d l'arganiome, cet Stat er < ER, apparaÎtre Sans doute HS Sora QU'A « R gueron des acidents L'intraderme-réretin & Sera donc Sri WA moyen de Saga rire & SRRCRE et que, ans ion des cas d'alors me ser < pas à Snigner >»
Les resultats de ce méthodes de Gagnon Be kgique appellent quelques hypothèses sur le anéoa mime de lakction par le moîlle du rouget. Un point RS controversé est celui de savoie à le balle da ronget et succoptile d'éhhorer des toxines, sai ados, Qi momie La bénigaité habitselle de action chez l'homme, ke lcalication des sy