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tômes, l’absence habituelle de phénomènes généraux ont en effet suscité l'hypothèse que l'érysipéloïde serait provoqué dans l’espèce humaine, non pas tant par le germe lui-même que par des substances toxiques, élaborées par lui, ou contenues en lui, ou dont la formation serait provoquée par lui.
À vrai dire, l'existence de toxines n’a jamais été démontrée. De Vecchi, par des injections intraveineuses de filtrats de culture, a provoqué chez des animaux des lésions cardiaques, mais peu caractéristiques, et sur la nature desquelles, il n’a pu se prononcer.
Ravenna a fait des expériences analogues, d’où il conclut à la production inconslante de toxines, selon le degré de virulence des souches.
Bazzoli, répétant ces expériences, inoculant à des animaux des filtrats de culture, n’a obtenu que des résultats négatifs. Et pour répondre à l’objection que le miheu humain ne réagit peut-être pas de la même manière que le milieu animal, il s’est fait à lui-même des: cuti-réactions avec ces filtrats, et le résultat en fut complètement négatif.
Jadasshon et: Jui-Wu Nu concluaient de leurs expériences sur le lapin que le bacille du rouget élabore: une exotoxine ; cependant d’autres auteurs estiment que les lésions: de l’érysipéloïde seraient dues à une endotoxine mise en liberté par um processus de bac: tériolyse résultant des réactions immunitaires locales. Ce serait donc, non pas la: diffusion du germe, mais
la diffusion de:la toxine, en tache d'huile qui donne-
vease
rait à la lésion cutanée son aspect morphologique particulier. Celui-ci serait dû à une réaction allergique qui s'étendrait du centre à la périphérie, à mesure que s'établit l'immunité.
Quoi qu'il en soit, MM. Reiïlly et Friedmann n'ont pu obtenir avec leur souche microbienne ni toxine diffusible ni endotoxine. « Mais rien ne s'oppose à « ce que, dans les tissus vivants, le bacille de Pasteur «et Thuillier ne soit capable de sécréter une telle «toxine génératrice d’érythème. » (Lemierre.)
Il nous reste à examiner ce que l’histologie pathologique et les examens du sang ont pu révéler dans
les cas d'érysipéloïde.
Hislologie pathologique : Elle a été particulièrement étudiée par Balbi, dont le travail est accompagné de plusieurs reproductions microphotographiques. Sans entrer dans les détails, disons que cet auteur n’a constaté que des lésions légères des vaisseaux sanguins et lymphatiques, avec ædème dû aux troubles circulatoires consécutifs, et une infiltration cellulaire qui offre cette particularité de présenter une forte proportion de mastzellen. On n’observe pas de graves lésions dégénératives, dermo-épidermiques et vasculaires, colliquatives et nécrotiques, qui caractérisent l’érysipèle, et il y aurait au besoin dans ces différentes histopathologiques un élément de diagnostic dans les cas douteux. À côté de cette infiltration érysipéloïde on peut cependant trouver dans certaines formes
cliniques, au niveau des régions à capillaires fragiles, des ruptures vasculaires provoquant la formation d’hématomes qui évoluent vers la dessiccation et la nécrose.
Examen du sang : Sabrazès et Muratet, dans le cas qu'ils ont décrit, ont trouvé une légère hyperleuco-
cytose (13,000), une augmentation des éosinophiles (4, 64 %)et des mast. leucocytes (1, 16 %),
MM. Fiessinger et Brouet signalent dans leur observation l’anémie qui est descendue jusqu’à 1.030.000,
la leucopénie et la mononucléose persistantes.