‹ Le roy d'Yvetot operacomique en trois actesChapitre 2 sur 55 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

ADALBERT, J HANNETON. Elle entrrpar le fond.

jeanneton. déposant sur la tabl^ le panier qu'elle portait au bras.

Tiens, e’esl vous, messire Adalbert?

adalbkht, rffourdimefit

Bonjour, Jeanneton. Vrai Dieu! j? ne l’a* jamais vu fi accorte et si fraîche !

JEANNETON

f Et moi , ‘Je ne vous ni jamais vu si éveillé 1 MaMftA changement! Il n’y a pas deux mois entier*, quand vous êtes arrivé ici. vous n’otiei pas lever les jeux ; vous rougissiez quand on vous parlait, vous étiez enlin d’une timidité...

adalbkht.

Dieu gauche, bien ridicule, n’cst-ce pas? Mai* que veux-tu, Jeanneton! on me destinait à la vie religieuse, au célibat!

jeanneton, étonnée.

Vous ?

At> ALBERT.

Kl, tu conçois, du matin au soir, on nous prêchait le sileuce ci le recueillement; on nous dépeignait le monde comme un enfer, et les femmes comme des démons.

JEANNETON, JOUfl'ant.

Quant à ça, il pourrait bien y avoir quelque chose de vrai. •

ADALBKHT.

En tout cas, ce sont des démons bien gentils, et en adorant Marguerite, je ne crains pas de me damner.

JEANNETON

Je crois bien ; elle, c’est un ange!

ADALBKHT.

Aussi, son premier regard m a fait tressaillir ; j’ai bientôt compris que l’on cherchait à m’abuser ; j'ai senti combien serait cruelle pour moi celte vie d’isolement à laquelle on voulait me condamner. Aimer une femme, Jeanneton, en être aimé! mais c’est respiter, c'est vivre!

J HANNETON

Voyez donc ! qu'on «lise encore que I amour

n'opère pas des merveilles \(/llonirani Adalbert.)

11 y a deux mois, c’était un petit moinillmi. marguerite, en dehors, à droite.

Jeanneton : Jeanneton !

ADALBERT, ÜV9C joie.

Mais voici Marguerite!

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