CHOEUR
Vive notre bon maître!
Vive notre seigneur l Pour nous ce jour voit naître Avenir de bonheur !
Vive notre bon maître !
Vive notre seigneur!
JOSSELTH.
Non, non, non 1 vous auroz beau faire,
Je me refuse à cet honneur !
TOUS
Que dit-il ?
adalbtrt , aux Ilabitanls.
Par votre prière,
Amis, il faut fléchir son cœur.
Ils entourent Josselyn.
( JOSSELTH.
Non !... ce vain titre qu’on envia Par moi ne peut être accepté.
Ah ! laissez, laissez à ma vie Son câline et son obscurité !... •
ADALBERT
Messire, songez-y, de grâce,
Pour ces braves gens quel danger 1 Un triste avenir les menace S’ils sont livrés à l’étranger.
1 tous.
Ah ! ne nous livrez pas, de grâce.
Au joug pesant de l'etranger.
josselyh, réfléchissant.
Us ont raison !... Bientôt peut-être Un joug cruel viendrait les opprimer...
Moi, je serais leur père et non leur maître.
' Depuis longtemps j’appris à les aimer.
Bientôt la misère Dans tous nos hameaux I Pas un jour prospère,
Plus de gais travaux !
Et cette détresse,
Moi, je la verrais;
De leurs maux sans cesse Je m’accuserais I Non, non, jamais !
Avec élan.
! N’hésitons plus ! c’est le ciel qui l’ordonne,
Et mon devoir de là-haut m'est dicté I I A moi tous les soucis que la puissance donne 1 Au Peuple.
A vous, amis, repos et liberté 1
MARGUERITE, ADALUERT Ct JEANHETON, QVecjoit.
Il y consent ! moment prospère !
le peuple , à Josselyn.
De nos enfants soyez le père !
josselyh, attendri.
I Oui, c’en est fait, c’est le ciel qui l’ordonne, j Et mon devoir de là-haut m’est dicté !
A moi tous les soucis que la puissance donne !
A vous, amis, repos et liberté !