I JOSSELYN, ADALBERT, MARGUERITE, JEANNETON
JtANKSTON.
Eufin, tout le monde est content, et ct n'est pas sans peine !
MAHGUKRITK, à JotUlÿn.
Ob ! merci pour eus, mon père, merci pour noos d'avoir accepté i
10SSKLYN.
Eli! pouvais-je faire autrement? vous étiei l> tous les trois autour de moi, à me presser, • me ! prendre les mains... ct ces braves gens qui me ■ pariaient de leurs enfants en me criant : • So;n
LE ROI D’YVETOT
leur pérc ! » Bref! je me suis laissé attendrir , et j’aurais dû résister !... Moi. me charger d'un tel fardeau! veiller au bonheur et à la sûreté de tout un peuple! savez-vous si j’en ai la force et l’habileté?
ADALBERT
Ah ! messire ! ce doute nous prouve que vous êtes digne d'élre leur maître.
MARGUERITE
N’ayez point de regret, mon père.
JOSSELYN
Il serait un peu tard, puisque je me suis décidé!
JEAXNETON.
C’est bien heureux!... Mais songez donc que vous pouvez maintenant commander, ordonner, disposer de tout!...
JOSSELYIf.
Disposer, disposer. , de ma bourse d'abord et avant tout! A l’instant, là, j’ai vu de pauvres diables qui se cachaient derrière les autres; ils n’ont peut-être pas de quoi boire à ma santé... Marguerite... Adalbert... courez leur distribuer cela, qu’ils se réjouissent en me bénissant et qu’ils prient le ciel de m’éclairer.
MARGUERITE
Oui, mon père, vous serez obéi. Venez, Adalbert.
Adalbert et Marguerite sortent par le fond.