SCÈNE PREMIÈRE
MARGUERITE est assise et parait triste, ADAL- BERT est auprès (Telle.
ADALBERT
Marguerite î chère Marguerite... mais pourquoi ces craintes !... Écoutez-moi , rassurez-vous... quand je vous dis que cette nuit nous a suffi pour organiser une armée .. j’ai moi-même distribué tous les postes... j’ai ordonné de fermer les portes de la ville, et j’en ai confié la garde au père Aubriot , un ancien archer, sur lequel on peut compter... Les ennemis n’ont qu'à se présenter, ils seront bien reçus !
margurite , avec crainte.
Et pensez-vous qu’ils tardent encore à paraître?
ADVI-BERT.
Non vraiment... Un des nôtres , Gratien , qui a passé dès le matin près de la commanderie , vient de nous dire qu’il avait entendu un grand bruit d’armes , le hennissement des chevaux... Déjà les ponts étaient baissés pour la sortie des chevaliers.
MARGUERITE
Et nous aurons la victoire, n’est-ce pas ?
AO ALBERT
Soyez -en sûre, Marguerite!... car le ciel est pour nous !