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suffit pas à expliquer l\ lui seul cette levée de boucliers. Mais l'Encyclopcdie traversait précisément alors une crise, que l'on put croire un moment redoutable : la chute récente de Turgot venait de lui enlever son plus précieux appui dans les conseils de l'Etat ; l'influence de Maurepas, notoirement hostile au parti, triomphait ù la Cour ; dans le public lui-même, la vogue des idées nouvelles semblait en décroissance ; et Voltaire, écrivant à madame d'Épinay, jetait ce cri d'alarme : « Voici le temps de dire aux philosophes ce que saint Jean disait aux premiers chrétiens : «Mes enfants, aimez-vous les uns les autres ; car qui diable vous aimerait? » Malgré ces circonstances, qui rendaient tout échec particulièrement sensible, une telle effervescence, à propos d'une dispute au fond purement personnelle, paraît aujourd'hui bien puérile ; et l'on songe au mot si juste dont madame GeofTrin calma un jour l'ardeur de son ami Mairan, engagé dans une discussion trop vive avec la marquise du Ghâtelet : « Ne voyez-vous pas, mon cher philosophe, que l'on se moquera de vous, si vous tirez l'épée contre un éventail ? »