janvier 1778 (Arcluvcs impériales russes
Il est permis d'adresser aux Éloges de madame Geoflrin un plus grave reproche que cette (c mine bourgeoise », qui, somme toute, pouvait convenir au sujet : c'est l'accord des trois écrivains pour ressusciter de vieux griefs et ranimer des disputes éteintes. Madame de la Ferté-Imbault et « la cabale dévote » y sont prises à partie, tantôt avec une violence directe, tantôt par voie d'allusions perfidement malveillantes ; et il est impossible de ne pas voir dans ces attaques déplacées une sorte de revanche des incidents fâcheux de l'année précédente, qu'on aurait pu croire oubliés. Une agression si maladroite ne pouvait manquer d'amener des ripostes et des représailles ; et, bien que la marquise, principale intéressée dans l'affaire, paraisse s'être tenue dans une louable réserve, les critiques et les quolibets commencèrent à pleuvoir sur la tête des rancuniers philosophes. Un certain abbé Grosier, successeur de Fréron, ouvrit le feu, par une satire extrêmement acerbe des Éloges et de leurs auteurs. Palissot, dans le Journal français, entre ensuite dans la lice, avec une parodie « très piquante, disent les Mémoires secrets, et très désolante pour la mémoire de madame Geoilrin » . On se passe de main en main une mauvaise comédie, intitulée le Bureau d'esprit ^ dont l'auteur est l'irlandais Rutlidge, publiée
l'année d'avant pendant l'agonie de madame Geoilrin,