‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 101 sur 764 · Voir ci-dessus, j). iG · texte numérisé non relu

Voir ci-dessus, j). iG

2. Voir Ann. Bert. 843, p. 3o. L'auteur de la Flandna generosa, qui écrivait pendant la seconde moitié du xii« siècle, s'ex])riuie en ces termes au cli. lo : « ScaUlis namiiue Uuvius a fonte suo nsque ad marc discernil retjnum Lotliarieiise a comitatu Flandriir, qui est de reqno Fraticia' « {SS., t. IX, p. Suo). Le Cambrésis s'étendait pourtant sur la rive ijauchc du fleuve, et aucun l'ait ne donnerait à penser ([u'il eût été coupé en deux i>ar le traité de Verdun.

3. Pour Anvers nous n'avons aucun texte du i.x" siècle ; c'est seulement par des documents du XI" siècle que nous sommes fixé sur la nationalité de cette ville. Le la sepleu)hre ioo8, Henri H, roi d'.VUemaqne (et de Lorraine), fait une donation à Halderic, évèque de Liège, dans le comté d'.Vnvers cpii lu- fait cpi'un avec le /xn/iix Hi-nensniin, sul)divisii>u de la Toxandrie. En i07r), Lamukut (n'AsiaiAKFKiNiiouiKi), An/Kiles lO'jf) {SS., t. V, j). 2/(3), place Anvers « in confinio Lotliarincjia' et Flandria' ». Moivei.-Fatio, Denier de Louis IV (le (lennanie frtip/té ii Anners (Iteniie heltje de miniismiitii/iie, t. XVI, pp. i/|0i/|/t), ('t En<jki- et Skiuiuuk, Trtiilè de ntinnsiiiiitiqite du Moijen .\<je, I. 1, p. ut>u, avaient attribué t\ Louis l'Enfant un denier fra|)pé à Anvers avec la légende Lotxioi'icus unp.; mais Dan.nenukik;, après avoir tout d'abord adopté cette opinion {Die deutsehen Miinien

LA FRONTIÈRE DU NORD-OUEST. gS

au second Gand et Tournai'. Les pagi qui bordaient la frontière du côté de la Lorraine étaient la Frise méridionale, la Toxandrie, le Brabant, le Hainaut et le Cambrésis^ ; on rencontrait en France : \e pagus Flandrensis, le pagus Wasia?, le pagus Gandensis, le pagus Curtracensis, le pagus Tornacencis, le pagus Ostreùant et le pagus Atrebafensis^. Ce dernier pagus ne touchait pas l'Escaut, le /:*. Camercacensis s'étendant sur les deux rives de ce fleuve dans la partie supérieure de son course. Le Cambrésis s'avançait en pointe dans le royaume de Charles le Chauve, qui l'enserrait au nord, à l'ouest et au sud.

De l'Escaut à la Meuse la frontière allait de l'ouest à l'est en suivant à peu près le cinquantième degré de latitude nord, bordée en Lorraine par le Cambrésis, le Hainaut et le p. Lommensis (^Lomacensis^ 5, en France par le p. Vermandensis, le Laudunensis et le Porfianus^.

C'est peut-être dans les environs de Revin, sinon à Revin même, que

der saschsischen und fnenkischen Kaiserzeit, t. I, p. loo), a fini par la rejeter (o/j. cit., t. II, p. 558), en faisant observer avec raison que Louis l'Enfant n'avait jamais été empereur. Le diplôme de Lothaire II pour Saint-Denis du 26 janvier 860 (B. M. 1200) nous apprend que Valenciennes, d'où l'acte est daté, appartenait à ce prince. La donation en fief de cette ville au comte Baudoin de Flandre par Henri II d'Allemagne prouve qu'elle dépendait encore à cette époque de la Lorraine. Pour Cambrai, il suffit de citer le traité de Meerssen de 870 qui l'attribue à Charles le Chauve (CC, t. II, p. igS). Voir Spruxer- Menke, Historisches Handatlas, carte n" Sa, et Loxgnon, Atlas historique, pi. VIII.

1. Les diplômes de Charles le Chauve pour Saint-Bavon du 11 octobre 8G4, et pour Saint-Pierre au Mont-Blandin du i3 avril 870 {R. H. Fr., t. VIII, pp. 694 et 025), aiiisi que les chartes de cette dernière abbaye datées des années de règne des rois de France, démontrent que Gand dépendait de ces souverains. Nous avons la preuve du même fait, en ce qui concerne Tournai, dans le diplôme de Charles le Chauve du' 25 juillet 854 et dans celui non daté, mais antérieur à 902, de Charles le Simple, pour l'église cathédrale de cette ville (R. H. Fr., t. VIII, p. 533, et t. IX, p. 491)- ^'3''' Longnon et Spruner- Menke, ibid.

2. Ces différentes contrées sont énumérées toutes dans le traité de Meerssen parmi celles qui échurent à Charles le Chauve (CC, t. II, p. igS). Consulter sur les deuxième, troisième et quatrième de ces p'iffi l'important travail de Piot, Les Pagi de In Bebjiqae, pp. 68-106 et 191-208 (Mémoires couronnés et Mémoires des savants étrangers publiés par P Académie royale de Belgique, t. XXXIX, Bruxelles, 1879) '■> ^^ 1*^ Cambrésis, voir Le Glay, Glossaire topographique de l'ancien Cambrésis, introduction, pp. v-xxii ; sur tous ces territoires consulter Lo.xgnon, Atlas historique. Texte explicatif, pp. i23-i24 et i3i-i32.

3. Le Capitulare missorum. Silvacense de 853 (CC, t. II, p. 275) nous apprend que la Flandre, le pagus de Courtrai et l'Artois dépendaient de Charles le Chauve. Le diplôme rendu par ce prince le 23 mars 847 en faveur de Saint-Amand nous fournit la preuve que V Ostrebant lui appartenait, et celui du i3 avril 870 pour Saint-Pierre au Mont- Blandin nous fait connaître qu'il en était de même du pagus Wasite (R. H. Fr., t. VIII, pp. 488 et 620). Les pagi de Gand et de Tournai suivaient naturellement le sort de leurs chefs-lieux. Sur ces pagi, moins V Ostrebant et l'Artois, voir Piot, op. cit., pp. 15-67; LoNGNON, op. cit., pp. 123-120 (pour tous les pagi).

4. Sur le Cambrésis, voir les Atlas historiques de Spruner-Menke et de Longnon, ainsi que le Texte explicatif, p. i23, joint à VAtlas de ce dernier auteur.

5. Le traité de Meerssen prouve que le p. Lommensis avait appartenu à Lothaire II. Consulter sur ce pagus Piot, op. cit., pp. 173-181 ; Longnon, op. cit., p. i33. Sur le Hainaut voir Duvivier, Recherches sur le Hainaut ancien, pp. 148-217; Pior, pp. 191-208;

LONGNON, pp. 123-124.

6. Ces trois pagi se trouvent mentionnés dans le Capitulare missorum Silvacense de 853 (ce, t. II, p. 375) ; ils appartenaient donc à la France.

C)\ LE RÈGNE DE LOTIIAIUE II (S:)r)-869).

la fiontièro attei(|iiait la Meuse, k supposer qu'elle parvînt jusqu'à ce lleuve '. Kl le ne tardait pas ii s'en éloiqner, et ne reprenait plus contact avec lui, se maintenant jusipi'au bout ii une certaine distance à l'ouest. Le /Hu/iis Cdstricensis, le />. Mosomensis et le Dulcomensis^, qui plus tard se détach^rent peut-être de la Lorraine 3, faisaient k l'origine partie de ce royaume. Venaient ensuite : le p. Vivdunensia, le j). liarrensis:, le /). Odornensis et le/). Bassiniacns ■^ . Vis-à-vis de ces /ja^yr/lorrains on trouvait en France le />. Portianiis déjà mentionné, le /). Vonr/ensis, le />. Jîenie/isis, le />. Cntalaunensis, le /.*. S/ndiuiensi's, le p. Camsiacensis, le /). I^er/ensis, le /). Ihiloniensis, le p. Barrensis et le p. Lfngonensis^.

La l'rontière, après s'être tenue quelque temps à l'ouest de la Saône, atteignait cette rivière un peu avant <[u'elle reçût le Salon, la suivait ensuite jusqu'au confluent du Doubs, et peut-être encore plus bas, si la partie du f)agus Cabilojiensis située à l'est de la Saône appartenait, comme il semble, au royaume de Lothaire 11^. En allant du nord au sud, on rencontrait du côté lorrain le pagus Portensis, le p. Amans et le p.

1. On ne i)ciil tracer ici <juc d'une façon approximative la limite de la Lorraine et de la France. Voir les Atlas historiques de Spruner-Menke et de Longnon.

2. Ces trois pnffi sont mentionnés, dans le partage de Meerssen, parmi ceux qui sont attribués à Charles le Chauve. Voir sur eux le travail très complet de Longnon, Les Pagi (la diocèse de Reims, pp. .H4-6a (onzième fascicule de la Bildiothèqiie de l' Ecole des hautes Etudes); cf. le même, Atlas historique, pi. VIII, et Texte explicatif, pp. 119-120. Anatole DE Barthélémy avait publié au tome XVII de la Bildiothèque de l'École des chartes, pp. 35o-30(3, un mémoire sur le Donnais, qui contenait de nombreuses inexactitudes, dues surtout à l'emploi par l'auteur du Chronicon Maceriense, document fabriqué, d'après LoNGNON (^Les Pagi, etc., p. i34) entre 1679 et 1782.

3. C'est seulement vers le milieu du x» siècle que ces pagi auraient été annexés à la France ; encore n'est-ce qu'une hypothèse dénuée de preuves soliiles. Cette ojiinion, acceptée par Waitz, D. VG., t. V, p. 137, a été combattue par Menke, Ilist. HandatUts, Vorbeiiierkungen, pp. 19-20, cf. n" 87 ; Longnon, Atlas, Texte explicatif, pp. 83-84, »e la rej)rend qu'avec beaucoup de réserve. Les pagi Castricensis et Moso'nensis auraient pu, d'ajirès lui, appartenir à la France sous les rèqnes de Louis d'Outremer et de Lothaire, mais certainement il n'eu était j)lns de même à la fin du x" siècle. Dans un carton de la pi. 3o de son Atlas, Sphuneh-IMejjke a rattaché à la Lorraine le Castricensis et le Dulcoitiensis, tandis que, pi. 32, il en fait des pagi français.

4. Divisio regni Hlotharii II, 8-]0 (CC, t. II, pp. 194-195). Surces/j«(7J consulter d'Ah- BOis DE JuBAiNviLLE, Notc sur Ics dcux Barrais, etc. (/?. E. C, t. XIX, pp. 348-3r)9), Lo.NGNON, Atlas, Texte explicatif, pj). 95 et 1 17-1 19 ; sur le p. Barrensis, voir Maxe-Wehly, Etude sur les pagi du Barrois, le pagus Barrensis. Ni dans Longnon, Atlas, pi. VIII, ni dans Spruner-Menke, Hist. Ilandatlas, n"' 3.5 et 37, on n'a rattaché à la Lorraine le Hassicjny ; pourtant ce dernier l'a fait à la pi. 3o, et Longnon dans les cartes de la planche VI.

h. Le Capitulare missorum Silvacence de 853 {CC, t. II, pp. 275-276) mentionne tous ces pagi, sauf le p. Buloniensis et le Lingonensis ; mais il ne saurait y avoir de doute pour ce dernier, étant donné cpie Lanqres a|)parlenait à (^liarles le Chauve, coinnie le prouve ce fait (pui l'évècpie de cette ville, Teutbold, est un des aussi désiijnés par le capitulaire de 853. Pour le Buloniensis, on ne possède aucun texte du ix^ siècle, mais le diplôme de Lothaire de France du 5 octobre 9G1 en faveur de Sainl-Hemi de Reims prouve ([ue ce territoire dépendait alors de la France. Sur ces pagi on peut se reporter à Longnon, Atlas, Texte, pp. 95-9G, 119, 121-122.

C. Tout ce que l'on peut dire au sujet du pagus (^abilonensis, c'est (jiic l'abbaye Saint- Marcel, (|ui s'y trouve comprise (voir diplôme de Charles le (iros en sa faveur du la juin 884, U. M. it)55), ap|)artint aux deux Lothaire, connue l'indiiiue la mention qui en est faite au partage de Meerssen {(U^., t. II, p. njS).

LES FRONTIÈRES DU SUD-OUEST ET DU SUD-EST. qB

Scudingorum, ou la moitié orientale du/). Cabilonensis^. Les pagi français de la frontière étaient : le p. Hattoariorum, le Divionensis, VOscarensis, ]e p. Belnensis et le Cabilonensis^.

La frontière se dirigeait ensuite vers l'est, coupant l'Ain, puis redescendait vers le sud, parallèlement à ce cours d'eau qu'elle laissait à l'ouest, passait au sud du Rhône, longeait la crête des montagnes qui séparent la Tarentaise de la Maurienne, pour aboutir a la grande chaîne des Alpes, qu'elle suivait jusqu'au massif du Saint-Gothard. Lothaire Avait le p. Scudingorum, le p. Warascorum, le p. Equestricus, le p. Geneveiisis, le p. DelUcensiSy le p. Tarenfasiensis et le /;. Vallensis>. Au petit Charles de Provence le grand pagus Lugdunensis, le Viennensis, le Salmorincensis, le Gratianopolitanus et le Maurianensis + ; à l'empereur Louis II le pagus Augusianus.

C'était ensuite l'Aar, de sa source à sa jonction avec le Rhin 5, puis ce dernier fleuve, jusqu'au confluent de la Sauer, qui formait la limite entre les Etats de Lothaire II et ceux de Louis le Germanique^. La frontière passait ensuite entre la Sauer et la Lauter, contournait la source de ce dernier cours d'eau, suivait la ligne de partage des affluents de gauche du Rhin et des affluents de droite de la Moselle, retrouvait le Rhin près de Bacharach, et longeait ce fleuve au moins jusqu'à l'endroit oîi il reçoit l'Ahr^. Le pagus Waldensis, le Sorengowe, le Basalchowe, on pagus de

1. Le Portensis, V Amans et le p.- Sciidingorivn sont mentionnés par le partage de Meerssen (CC, t. II, pp. i94-ig5).

2. On voit par le Capitiiltire missor'um Silvacense (CC, t. II, p. 276), que ces paffi dépendaient de Charles le Chauve. L' Oscarensis n'y figure pas, il est vrai, mais peut-être s'y trouve-t-il désigné sous le nom du comte qui l'administrait, comme le suppose Long:<on, Atlas, Texte, p. 96 n. 10. Consulter sur ces territoires le même, ibidem, pp. 9A-97, et planches VII et VIII.

3. Le jo. Sciidinfforiim et le p. Warascorum figurent tous deux au partage de Meerssen (ce, t. II, p. ig4) ; les diocèses de Belley et de Tarentaise furent cédés en 858 à Charles de Provence par son frère Lothaire ; le même prince abandonna en 809 à son autre frère, Louis II, les cités de Genève, de Lausanne et de Sion. Le pagus Equestricus devait se trouver compris dans la cité de Genève. Sur ces territoires, voir Finot, Le Pagus Scudingorum (B. E. C, t. XXXIII, pp. 288-294) ; Gisi, Scofingi et Warasci (Anzeiger Jïir schweizerische Geschichte, neue Folge, t. IV, Jalirgang 188A, pp. 383 et suiv.) ; LoxgnoiX, Atlas, Texte, pp. i34-i3ô, et planche VII.

4- Voir ci-dessus p. 88, n. 3, et p. 91, n. 2, les textes qui nous font connaître le partage d'Orbe. Consulter sur \es pagi lyonnais et provençaux, Longnon, Atlas historique, pi. VII, et Texte explicatif, pp. gS-gA, et l38-i48.

5. Du moins l'Aar formait la limite entre le diocèse de Constance, d'une part, et ceux de Lausanne et de Baie ; voir Sprunek-Menke, Hist. Handatlas, n° l\2, et Longno.x, Atlas, Texte, p. i36. Le territoire que le traité de Meerssen appelle Basalchowe devait comprendre le pays qui s'étend entre la rive gauche de l'Aar et le Rhin, comme le suppose avec vraisemblance Longnon, ibid., p. 137. C'est à tort que Meyer, Die Theilungen im Reiche der Karolinger, refuse Bàle à la Lorraine.

6. Les Annales Bertiniani 843, p. 29, et Réginon, Chronicon 842, p. 7.5, donnent le Rhin comme étant la frontière des États de Lothaire 1'^ et de Louis le Germanique.

7. L'abbaye de Wisscmbourg appartenait au pagus Spirensis, comme nous l'apprennent difîérents actes qui la concernent, en particulier un diplôme suspect de Dagobert II, du i«f août 675 et une charte de 693 (Pardessus, Diplomata, t. II, pp. 167 et 425). C'est une première raison pour croire qu'elle dépendait de Louis le Germanique ; si l'on ajoute qu'elle eut pour abbé Grimoald, archichapclain de ce prince, et qu'il n'est pas question d'elle

gÔ LK UKd.NK DK I.OTHAIUE 11 (Sôn-SCty).

liàle, le Sundgowe et le Nordt/oine alsaciens, le />. /i/esensi's, le />. I3e- (lensis, le p. Mcgincnain et le p. Tri(p)rinii ■ s'éclicloiinaiont du sud au nord, le long de la frontière, dans les Etats du jeune Lotliaire. Dans ceux de Louis le Germanique on trouvait VArgoioe, le Turgoive, YAlpegoioe, le li/'isit/oioe, le /)a;/ns: Mnrfc/ini/ui, le pagiis S/)i'/'ensis, le pagiis Worinari'/isis, le Xaligoioe, le pagus Eiitrichi, le pagus Logeimhe et VEngersgoioe^.

Jus((u'ici, nous n'avons pas été arrêté par des difficultés sérieuses dans le tracé de la frontière. On pouvait discuter sur le jtius ou moins d'étendue de tel ou tel pagus, mais on était certain d'ailleurs que ce pagus appartenait, ou à Lotliaire, ou îi l'un des princes voisins, Charles le Chauve, Charles de Provence, Louis II ou Louis le Germanique. Il n'en va plus de même à partir de l'endroit où nous sommes arrivé, et l'on ne sait k qui, de Lotliaire II ou du roi des Francs orientaux, doivent être attribués les pa g i vi[^uiùr es de la rive droite du Rhin. *

Où la frontière abandonnait-elle définitivement le Rhin, quelle direction

dans le parlarje de Meerssen, on ne conservera aucun doute. La plupart des chartes dressées dans ce monastère sont d'ailleurs datées des aiuiées de règne de Louis ; pourtant, on en trouve six ijui portent respectivement l'une première année, quatre sixième année et une dernière huitième année du règne de Lotliaire (Zeoss, Traditiones Wizcenburffenses, nosaiô, 268-271 et 200). La chose s'expliipie pour la première, puiscpi'en 84o-84i Lolhaire i"' était maître de la rive gauche du I^hin, mais il n'en était plus de même en 846 ni en 847. Dans les trois derniers de ces actes, il s'agit de donations faites dans ]c partis Suroensis, soumis à Lotliaire I^r, mais une concession de terres dans le même pagus, du 2(j septembre 85i, est datée du règne de Louis. D'ailleurs, à partir de cette date, ce sont les années du règne de ce prince qui figurent au bas des chartes de Wissembourg. Voir ScHŒPFLl^•, Alsiitia illastrata, t. I, p. 645.

1. Le traité de Meerssen énumère tous cea pnffi, sauf le Trigorius, qui peut-être était alors incorporé au Meginensis, et le Sorerujowe, mais le diplôme de Lolhaire II pour Mouticrs-Granval du 19 mars 866 (B. M. 127.")) nous apprend que ce territoire appartenait au roi de Lorraine; en outre, nous savons par le traité de Meerssen (CC, t. II, p. 194) que Soleure se trouvait dans ses Etats, et Soleure se rattachait au Sorengoiv^. Sur les pngi lorrains bordés par l'Aar, consulter Esi.her, Die Theilungen des fnenkischen Reichs in Beùeliung au/ die Schweiz, pp. 48 et suiv. (Schiveicer Muséum Jur historische Wissensc/id/t, t. II); Gisi, Pagus Auenticensis (Anzeiger fur schweicerische Geschiclite, n. F., t. IV, 1884, pp. 235-253); Long.no.n, Allas, Te.rte, pp. i35-i37. Sur l'Alsace, voir Si.HCEPFLix, Alsatia illustrata, t. I, pp. 632-644; Longno.n, ibid., pp. 129 et i36; enfin, sur les pagi de la rive droite de la Moselle, consulter la préface mise par Eltester en tète du tome II du MR. UB., pp. xxi-xxiii, xxvii, xxxii-xxxiv ; Bcettger, Diœcesanund Gau-Grenzen Norddeutscidands, t. I, pp. ii6-i34; Lonc.no.x, -l//«s, 7t'a"/e, pp. ii3- 116. On se reportera aussi au-x cartes 32, 34 et 35 de l'Atlas de Shivu.neiv-.Me.nke, et aux planches VII et VIII de celui de Lo.ng.non.

2. Les diplômes de Louis le Geruiani(]ue pour Rheiuau, Saint-Gall, Saint-Félix et Sainte- Regule de Zurich, démontrent que la région située sur la rive droite de l'.Var, était soumise à ce prince. A partir de l'Aar, nous l'avons vu, le Hhiu formait la limite, laissant à Louis les pagi (pii se trouvaient à l'est du lleuve. D'ailleurs, les Annales Xantenses 869 {SS., t. II, p. 233) et la Francoruni reguni his/oriu (SS., t. II, p. 3a4) l»' attribuent l'Alamannie, c'est-à-dire les territoires bornés à l'occident par r.\ar et le Rhin. Les Annales Berliniani 843, pp. ag-So, et RÉfu.NO.v, Chro/iicun 84a, p. 75, nous disent qu'à Verdun Louis eut dans son lot les cités de Spire, de Worms et de Mayence, c'est-à-dire les pagi aux(|uels les deux premières de ces villes donnaient leur nom et le Niiltgowe, où se li\uivait la troisième ; les Annales Xantenses 869 (SS., t. II, p. a33) ne parlent que de Spire et de W'orins. Le diplôme de Louis le GermaMi([uc du 3i mars 845 pour l'abbaye de Kelteiibaeh (H. M. i34;'.) est une |>reuve i[nc les pagi Kinriclii et Lagenahe étaient soumis à l'autorité de ce prince. Sur ces pagi, voir Si'Hu»NEK-.MEMit, cartes 34 et 35.

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