CHAPITRE II
Le royaume de Lotiiaihe II.
En étudiant le traité de Verdun, nous nous étions contenté d'indiquer à (jrands traits les limites de l'Etat dont Lothaire I*'' devenait le souvel'ain ' ; l'examen détaillé de la frontière nous aurait en effet entraîné hors des limites du sujet que nous avons à traiter. Quoique Lothaire II ait lui-m.ème régné sur des régions auxquelles il n'a pas légué son nom, nous croyons pourtant devoir décrire, avec autant de précision qu'il nous sera possible, les limites de son royaume ; ce sont à l'est et k l'ouest les mêmes que celles qu'avait tracées le traité de Verdun; il ne semble pas en effet t[ue de 8^3 k 855 des modifications aient été apportées aux parts respectives des trois fils de Louis le Pieux ; aucune d'elles ne s'est accrue par suite de conquête, d'achat, ni d'échange.
Partant de la mer du Nord, nous allons successivement remonter l'Escaut et la Meuse, descendre la Saône, remonter ensuite le Rhône, descendre enfin l'Aar et le Rhin, pour venir retrouver la mer du Nord k l'embouchure du Weser. Nous n'avons prétendu donner ici qu'une idée très générale du tracé qui suivait la fontière des Etats de Lothaire II. Elle ne longeait pas, en réalité, le cours de tous ces fleuves ou rivières, et nous verrons même qu'elle s'éloignait de l'un ou de l'autre d'une façon parfois très sensible.
Ce n'était pas le cas de l'Escaut, qui depuis ses bouches jusqu'k sa source formait assez exactement la limite de la Lorraine et de la France-, laissant au premier de ces royaumes Anvers, Valenciennes, Cambrai î,