‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 145 sur 764 · Ibid., ch. 7, p · texte numérisé non relu

Ibid., ch. 7, p

5. D'après Schrœrs, op. lawl., p. 179, n. 20, si le Libellas VII capit. place dans la bouche de Theutberrje l'aveu de la faute qu'elle a commise, c'est qu'il était destiné à deslaïcs, et que la violation par Gunther du secret de la confession les aurait pu scandaliser. La raison n'est pas bonne, attendu que la conduite de Gunther était de nature à scandaliser bien davantage les gens d'église, auxquels s'adressait le Lihell. VIII capit., et Hinc- MAR ne manque pas de la réprouver (De diu. Hloth., interr. I^ et YII", Migne, t. CXXV, coll. 634-635, et 674-G75).

6. D'après Sdralek, op. laud., p. G8, le premier concile d'Aix n'avait pour but que d'éprouver la servilité de l'épiscopat et la docilité de Theutberge. Nous avons dit plus haut, p. i53, n. 3, ce que nous pensions de l'opinion émise par Schrœrs, pp. 180-181, sur l'intention où aurait été Lothaire de réserver au Iribunal séculier la connaissance de la queslioQ de fait.

i58 i.i: lU'Ui.NE DE LoTiivmi: ii (sjri-so.j).

en soit, il prit ses mesures pour rt'unir le plus rapidement possible ini deuxième concile, (|ui aurait h décider si riicuthcrjfe était ou non coupable, et le cas échéant, prononcerait l'annulation de son mariage. Afin de donner ;i ce concile une autorité plus grande, Lothaire voulut y convoquer, malgré le danger ([u'il y avait à introduire des étrangers dans cette alTaire, des évêques cjui a[)partinssent à d'autres royaumes francs. Pour cela, l'autorisation des souverains était nécessaire. Il pouvait compter sur le consentement de ses frères, avec lesquels il s'était réconcilié. Nous ne savons s'il demanda à Louis II d'envoyer quelques-uns de ses évèques au concile <[ui allait s'ouvrir ; toujours est-il (ju'il n'en vint aucun. Par contre, Charles de Provence dut être consulté, car un de ses prélats, Halduin d'Avignon, prit part au concile '.

Restaient Louis le (îermanique et Charles le Chauve. Il n'avait aucun titre à la bienveillance du premier, dont il était devenu l'adversaire. Pourtant il lui lit des ouvertures, et Louis approuva la réunion du concile, comme nous l'apprend le préambule des actes. Nous avons vu qu'avant la paix de t^oblenz Lothaire avait déjà commencé le revirement qui allait bientôt après s'accentuer encore, et qu'il faut en chercher la cause probable dans l'attitude qu'avaient prise ses deux oncles vis-à-vis de ses projets. Mais nous ne pouvons dire à quel moment il a rencontré chez le roi de Germanie des dispositions favorables, tandis que Charles le Chauve, ou tout ou moins le prélat le plus influent de son royaume, se montraient plutôt hostiles ^. Aucun évèque allemand n'assista d'ailleurs au deuxième concile d'Aix-la-Chapelle.

Il en vint par contre deux de France, Wénilon, archevêque de Rouen, et Hildegaire, évêque de MeauxJ. Ils avaient dû au préalable demander l'agrément de leur souverain, si même ils ne sont pas allés sur son ordre à Aix-la-Chapelle4. Charles avait été consulté par son neveu et il lui avait donné une réponse favorable, attendu que le concile, le préambule des actes nous l'apprend, fut tenu sur l'ordre des glorieux rois Louis, Charles et Lothaire le Jeune ï. II n'y a rien d'étonnant a ce que le roi de France ait accepté la proposition qui lui venait de son allié : cela ne l'engageait en

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