‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 173 sur 764 · Sur Rémi, voir p. 129, n. 2, sur Gérard, pp · texte numérisé non relu

Sur Rémi, voir p. 129, n. 2, sur Gérard, pp

2. Le Sacramentum firmltatis Hludowicj régis (CC, t. II, p. i54, et Ann. Fuld. 860, p. 54), qui fut juré également par Charles (1^ Ann. Fald. nous l'apprennent), ainsi que le ch. 3 de YAdn. Hlud. (CC, t. II, p. 157), que le roi de France répéta en langue romane (ibid., p. i58), contiennent l'engagement pris par les deux souverains de ne pas s'attaquer l'un l'autre, non plus que leurs fils, mais bien au contraire de s'entr'aider.

3. Nous connaissons mal l'emploi que flt Lothaire de son temps au cours de l'année 8O1. Le 28 juillet on le trouve à Aix-la-Chapelle, où il accorde à Ansbald, abbé de Priim, l'autorisation d'établir à Romersheim, non loin du monastère, un marché franc et un atelier monétaire (B. M. 12O0, MR. UB., t. I, n» 96).

I()(» LE RKGNE DE LOTUAIUE II (Hr)r)-8<;y).

juste à ce moment ahsorhé toute son attention'. Il est probable (|ne rembarras où se trouvait Louis le (îermanuiue détermina le roi de France à mettre k exécution ses projets amf)itieux. L'ac([uisition de la Provence pouvait sembler à ce prince avantageuse ;i divers [)oints de vue. 11 agrandissait son royaume, devenait maître d'une vole iluviale importante, se rapprochait de l'Italie et de Home, dont 11 rêvait peut-être déjà la conquête, Louis II n'ayant pas de fils ; enfin, le nord-ouest de la Provence était contlgu aux réglons dont Hubert, le protégé de Charles le Chauve, avait eu autrefois le gouvernement et où 11 continuait ii se maintenir en dépit de Lothaire d'abord, de Louis II depuis 869. Une l'ois maître de la Provence, le roi de France [)ourralt bien plus facilement appuyer la résistance d'Hubert aux fidèles de l'empereur. C'était un foyer d'agitation qu'il jugeait bon d'entretenir, en attendant qu'il en tirât parti ^.

Il semble que les projets de Charles le Chauve aient transpiré et soient parvenus jusqu'aux oreilles de (lérard de Roussillon. Le régent de Provence demanda à l'archevêque de Reims ce qu'il y avait de vrai dans ces bruits ; Hincmar répondit, avec plus ou moins de sincérité, qu'il ne savait rien>. Gérard ne tarda pas à être fixé sur les intentions du roi de France, en le voyant arriver avec une armée dans la partie de la Bourgogne que lui avait attribuée le traité de Verdun, et se rapprocher de la frontière. 11 était à Auxerre le i4 septembre, à Vergy le 11 octobre'*; il passa ensuite k Màcon, nous ne savons pas k quelle date». A partir de Ik, il descendit la vallée de la Saône, mais s'il envahit les Etats de son neveu, il ne dut pas s'avancer très loin. Gérard avait probablement réuni des troupes et s'était porté k la rencontre de Charles le Chauve. Soit que ce prince ait subi une défaite, soit que la contenance de son adversaire l'ait intimidé, il rebroussa chemin après avoir ravagé le pays^. Avant la fête de Noël il était de retour en Francia et installé dans la villa de Ponthion, où il célébra la naissance du Sauveur?.

Page 1