‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 211 sur 764 · Ann. Bert. 863, p · texte numérisé non relu

Ann. Bert. 863, p

2. Nous déinoatrons un peu plus loin (pie le diplôme rendu par Lothaire à Lyon, le 18 mai 863, en faveur de l'abbaye Saint-Pierre de Lyon (B. M. 1260), se place après l'arrangement conclu entre les deux frères. On ne peut pas prouver (pi'il en soit de même pour le diplôme du 3o avril en faveur de l'éijlise Saint-Pierre de Vie me (B. M. 12O4). Nous serions tenté d'admettre (pi'il a été rendu au moment où les deux frères négociaient ; peut-être leur rencontre a-t-elle eu lieu à Mantaille même. Ni MChlbacher, Jteff. Kur., pp. 453 et 489, ni Dl'mmler, t. II, p. 49. ne disent formellement que Louis et Lothaire eurent une entrevue. .Mais nous voyons une preuve cpie les deux frères conférèrent entre eux dans la lettre écrite aux évè([ues de Louis le Gcrmanigue par Arduic, Gunther, Theutgaud, Roland d'Arles et Tadon de Milan, qui dépendaient, les trois premiers de Lothaire, les deux autres de l'empereur. Cette lettre, relative aux démêlés de Rothade et d'Hincmar, est antérieure aux décisions prises en avril 863 par le pape, et jwstérieure au concile de Soissons. La seule circonstance où, dans cette période, les cinq niétropoliiains aient pu se trouver réunis est le règlement de la succession de Charles, et si les archevêques se sont rencontrés, il en a été de même de leurs maîtres. Voir cette lettre dans Mansi, t. XV, coll. 645-648 ; elle doiuie à entendre (pi'Hincmar était jaloux de la sainteté de Rothade. Les évèques allemands sont invités à intervenir ilans cette affaire et à faire cesser le scandale ipi'elle provoque. C'est A-raiseml)lablement à l'instigation de Gunther <pie la lettre a été écrite, et il n'y aurait rien d'étonnant h ce qu'il en fût l'auteur. A ce propos, Nooruen, Hinkinar, p. i83, suppose qu'à l'occasion du partage de la Provence il y eut un concile d'évêipies lorrains, provencjanx et italiens; la lettre émanerait de ce concile. Il n'est pas nécessaire de faire cette supposition.

3. Ann. Bert. 863, |). 61. Muin.UACiiKR et Dû.mmi.er admettent que le partage n'a été effectué (pie plus lard, le |ireinier ajoutant qu'il est de 863.

4. B. il. iu64. CirimiiR, Ilisloive du Dnii/ihint', t. 1, j). 67t) (et non t. il, \>. 3r>5, comme le dit k tort MûiiLiiAcitEK), a donné une brève analyse de ce do.Muuent. Nous en donnons le texte com[tlet, (ru plutôt ce (pii nous en est parvenu, aux J'ières Justi/îr<itii<es, Le comie Gérard figure dans le (li|)l()nie comme inlercesseiir, et mention y est faite d'Adon comme archcvèciue de Vienne.

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