‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 212 sur 764 · LOTII.VIRE ET LOUIS II SE PARTAGENT LA PROVENCE · texte numérisé non relu

LOTII.VIRE ET LOUIS II SE PARTAGENT LA PROVENCE

(i8 mai)', qui stipulent des restitutions dans le pagus de Vienne en faveur de la première, et dans celui de la Maurienne en faveur de la seconde, semblent contredire l'assertion d'Hincniar ; pour agir comme il le faisait, il fallait que la possession de la Maurienne et du Viennois lui eût été reconnue par son frère. Et l'on ne peut pas objecter que ces deux diplômes sont antérieurs à l'accord conclu entre Louis et Lothaire et remontent à l'époque où ce dernier prince prétendait encore à la possession de toute la Provence ; cette assertion serait fausse, au moins pour l'acte du i8 mai, car Lothaire y déclare qu'il rend à l'abbaye lyonnaise de Saint-Pierre le prieuré Saint-Maximin, dans la Maurienne, pour le repos de l'âme de ses parents, de son frère l'empereur Louis, de feu son frère Charles, etc. A ce moment l'accord était donc fait entre l'empereur et le roi de la Francia^. Aussi, quelle que soit la date à laquelle les détails du partage aient été réglés, ne peut-on douter que les deux souverains n'en aient arrêté au moins les grandes lignes au cours de leur entrevue.

C'est par le traité de Meerssen que nous savons ce qui était revenu à Lothaire de l'héritage du petit Charles >. Il reçut pour sa part quatre cités, celles de Lyon et de Vienne, de Viviers et d'Uzès, et le pagus de Sermorens, qui dépendait de la cité de Grenoble; le diplôme du i8 mai 863 nous permet d'y joindre le pagus Maurianensis'^. Chacune des quatre cités mentionnées formant un pagus, cela ferait un total de six pagi en faveur de Lothaire. Lyon et Vienne étaient l'une et l'autre le siège d'un archevêché. Viviers, Uzès et Maurienne des villes épiscopales, qui dépendaient, la première et la troisième de Vienne, la deuxième de Narbonne. Louis obtenait le reste de la province de Vienne, les pro-

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