J. K. 407, MiGNE, t. LIV, col
•2'.\(\ LE RÈGNE DE LOTII.VIUK II (8r)r)-8C.tj).
(l'Ailt's, (le (|ni le diocèse de Die dépendait alors, avait consacré îi Die un évc([ue ; le pape llilarus fil réunir, pour jiHjer Maniert, un concile ii qui il enjoijjnit, si le métropolitain de Vienne refusait de se soumettre, de lui retirei- les ([iialre diocèses sufïraganls de son siège, pour les attribuer au méti'opolitain d'Arles'. Le même pa[»e sévit contre Hermès qui, abandonnant au mépris des règles can(ini(pies l'évéclié de Béziers, avait usurpé le siège métropolitain de Narhonne ; le droit de consacrer lui fut i'nlevé et conféré an plus ancien des évè(|ues suirragants de Narbonne -. (les difîérentes sentences |)0iitificales, qui avalent été d'ailleurs rendues ilans des conciles italiens, furent acceptées sans protestation par les évé- (pies gaulois ; mais, remaripions-le, ni Hilarlus, ni Mamert, ni Hermès n'ont été déposés; ce qu'ils ont perdu, ce n'est pas leur siège, mais leurs prérogatives de métropolitains. Les seuls exemples de déposition nous sont donnés par le pape Félix II (III) qui fit prononcer cette peine, par des conciles tenus à Rome en /484, contre Acacius, patriarche de Constanlinople, à l'instigation de qui l'empereur Zenon avait enlevé à Jean Talaja le siège d'Alexandrie, pour le donner à Pierre Mongus ; puis, en 485, contre Pierre Fullo, usurpateur du siège d'Antioche'. Aucune des deux sentences ne fut d'ailleurs exécutée : Acacius et Pierre Fullo conservèrent l'un et l'autre leur dignité. Dans l'empire franc, ni à l'époque mérovingienne, ni sous les premiers carolingiens il n'y eut de prélat déposé par im paj)e. La seule intervention pontificale à signaler pour cette période est la restauration sur leurs sièges par le pape Jean III des évêques Salunius d'Embrun et Sagittarius de Gap qu'avait déposés un concile tenu à Lyon en 567 ; encore n'en avaient-ils appelé au Saint- Siège qu'avec l'autorisation du roi Gontran^. Les archevêciues Ebbon de Reims, Agobard de Lyon, Bernard de Vienne et Barthélémy de Narbonne avaient été déposés en 835 par le concile de Thionville, sans que le pape Grégoire IV eût été même consulté 5. En pronont^ant la déposition de Gunther et de Theutgaud dans un s^-node uniquement composé de prélats italiens, le pape Nicolas 1" s'écartait de la tradition et des''règles canoniques, il commettait un abus de pouvoir et un véritable coup d'Etat ^.