‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 227 sur 764 · Concilium lateranense, ch. i (Ann. Bert. 863, p · texte numérisé non relu

Concilium lateranense, ch. i (Ann. Bert. 863, p

5. Concilium lateranense, ch. 2 (Ann. Bert. 863, p. 64). Dans .1. E. 2886 (Migne, t. CXIX, coll. 1 167-1 168), Nicolas donne sept raisons de la sentence qu'il a portée contre Gunther et Theutgaud. Il les a déposés parce qu'ils ont :

i" Désobéi aux ordres du pape, en ce qui concernait Engeltrude, Theutberge et Waldrade ;

238 LE RÈGNE DR LOTIIAIUE II (S^^-SOy).

Quant aux autres év(n|ues, eouiplicos de Guuther et de riieutf(aud, ils seraieut englobés dans la coiulaniuation qui frappait ces derniers, au cas où ils continueraient de faire cause commune avec eux. Si, au contraire, ils se soumettaient au Saint-Siège, soit eu venant eux-mêmes à Rome, soit en envoyant des délégués chargés de leurs lettres, le pape leur promettait le pardon, il ne les priverait pas de leur dignité pour avoir souscrit les actes du concile de Metz'.

L'excDinnumication, lancée une première fois contre Engeltrude, qui, depuis sept ans, a quitté Boson, son mari, est renouvelée, atteignant avec elle ses complices et ceux qui lui procurent des secours. Elle pourra d'ailleurs, plus tard, obtenir son pardon, après avoir fait pénitence, h la condition (ju'elle retourne auprès de son mari ou qu'elle vienne a Rome trouver le pape^.

Anathème était fulminé contre quiconque mépriserait les décrets du Saint-Siège 5.

La sentence du concile fut envoyée, avec une lettre explicative, aux évêques d'Italie, de France, de Lorraine et d'Allemagne, ainsi qu'à quelques métropolitains 4 ; il est probable qu'elle fut adressée aussi aux souverains francs. Lothaire reçut en outre une lettre du pape, qui contenait à son adresse de vifs reproches concernant son incontinence qui avait causé de nombreux malheurs, parmi lesquels la déposition de Gunthet" et de Theutgaudî. Dans cette même lettre, ou dans une autre, Nicolas déclarait à Lothaire que, sachant qu'il ne nommait aux évêchés que des hommes à sa dévotion, il lui interdisait de faire élire des archevêques à Trêves et à Cologne avant de l'avoir consulté^.

Le pape, on le voit, semblait ne pas mettre en doute que la sentence de déposition serait acceptée sans résistance. Ne se leurrait-il pas d'un espoir que les faits allaient bientôt démentir? A un double point de vue,

2° Essayé d'absoudre EiKjeltrude, que le pape avait excommuniée ;

3» Altéré les lettres poiitiQcalcs relatives à Eiicjellrude avant de les lire au" concile de Metz ;

4° Favorisé les adultères ;

5° Tenté de juijer eux-mêmes eu dernier ressort l'affaire de Lothaire et de ses femmes, au méjiris des droits du pape, à (pii les deux parties en avaient appelé ; condamné Theutberye,

60 Et ce, en l'absence de la reine, qui n'est pas venue par crainte de Lothaire ;

7° Obligé leurs collèi|ues à signer les actes du concile.

1. Conciliuin laleranense, ch. 3 {Ann. Bert. 803, p. Go), a. Conc. Idt., ch. [^ {ib., p. 65).

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