‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 241 sur 764 · Conciliam lateranense, ch. 3 (^Ann. Bert. 863, p · texte numérisé non relu

Conciliam lateranense, ch. 3 (^Ann. Bert. 863, p

2. Les deux métropolitains, nous l'avons fait remarquer plus haut, ne parlaient pas de l'empereur dans leur lettre à l'épiscopat lorrain; mais on peut supposer que plus tard ils mirent leurs collègues et Lothaire lui-même au courant de ce que faisait Louis II pour contraindre Nicolas à révoquer la sentence qui les avait frappés.

3. Ann. Bert. 864, P- 71 ; Ann. Xant. mo{SS., t. II, p. 23i); Réoixon, ChroniconSm, p. 84; LoTHARii Epistola ad Nicoluuin et Adventii Episiola ad Nicolaum (B. M. 126g, Mansi, t. XV, coll. 385 et 369).

200 LE KÈG.NE DE LOTHAIUE II (SSS-SGy).

pas de iiu'iiio lie son collèjjiie, (jui s'opiiiiàtra dans sa résistance. Gunther se rendit h. Golofjnc (lirect(uii(Mit, et lii, le .huidi-Saiiit, iio mars, il célébra la messe et consacra le saint cluèine', sans tenir compte de sa déposition ni de la menace d'excommunit-ation (ju'avait formulée le pape à l'adresse de ceux qui mépriseraient sa décision^. Après cela, il alla trouver le roi, qui ne le re(;ut pas : Lothaire du moins s'en glorifie dans une lettre écrite au pape'' , mais il est possible que, s'il refusa à Ounther une audience officielle, il le vit en secret. Non content de ne pas le recevoir, Lothaire lui enleva, sur le conseil de ses évoques, l'administration du diocèse de Cologne "♦.

Le pape, nous l'avons vu, avait écrit au roi pour lui défendre de faire élire des archevêques à Trêves et à Cologne sans le consulter ; Nicolas désirait sans doute faire une enquête sur les candidats aux deux sièges avant leur consécration. Mais, sans se conformer aux ordres du pape, sans les violer non plus, Lothaire donna, malgré l'avis de ses évêques, l'archevêché de Cologne à son cousin germain Hugues, connu dans l'histoire sous le nom de Hugues l'Abbé 5. Le père de Hugues était ce Conrad, frère de Judith, qui avait quitté le sei'vice de Charles le Chauve pour celui de Lothaire ; nous avons vu son rôle à l'assemblée de Savonnières^. Adélaïde, mère de Hugues, était la propre sœur d'Ermengai*de, femme de Lothaire l'^^i. Par son père, Hugues était cousin germain de Charles le Chauve, par sa mère, de Lothaire II et de ses frères. Conrad avait un autre (ils, appelé Conrad comme lui. Ses deux fils l'avaient-ils accompagné en Lorraine ? Il semble qu'ils soient restés dans le royaume de Charles le Chauve plus longtemps que leur père ; la chose même est certaine pour Conrad le Jeune, car Charles le Chauve le qualifie de comte et de parent dans un diplôme du 2 décembre 803, où il confirme

1. Ann. Rfrt. 80/1, P- 7' ; Ann. Xnnf. 855 (SS., I. II. p. 23i); RÉfii.vox, Chronicon 85,"., p. Sh ; LoTiiARii £p'\ et Adventii Ep^ (Mansi, t. XV, coll. 385 cl 3G9) ; J. E. 2756 et 2880, iMiGNE, l. CXIX, coll. 871-872 et iiCxj; Epistola episcoporurn in regno Ludovici cuiistllutuviim (1(1 Adrianuin (Floss, Papstwdhl, Urkiindea, p. 97); TransUitio S. Glodesindis, eh. 28 (SS., t. XXIV, p. 507, noie). Plus tard il conféra l'Esprit-Saint, ce qui si- (jnifle qu'il donna la conlirniation (Muhlbaciier, Reff. Kar., ]>. 4y3).

2. Conciliam Interanense, cli. 5 (Ann. Sert. 863, pp. 65-60).

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