Aucun de ces personnages n'est connu
28o LE RKGNK DR I.OTllATUK II (8r)r)-8(H,).
Langres et Erchanraus do CliAlons, assistaient a la prestation du serment ainsi ([iie Fnlcric, chapelain et niissiis de l'enipcreur. On r(Mnar([uera que, saut' (îunther et Tlieutijaud, les prélats qui avaient pris la princi})ale part à la condanuiation de riieulherqe se trouvaient l<i pour assister a sa réliahilitation. Peut-être le pape eu avait-il ordonné ainsi. Ce n'est pas à Douzv, où Lothaire était installé, mais entre cette localité et Atticjny, h Vendresse, (jue les qrands prêtèrent serment ".
Une t'ois la cliose laite, une fois les garanties ol)tonues, les deux évéques français Isaac et Erchanraus remirent solennellement Theutl)erge h Ai'sène et aux prélats lorrains et provençaux ([ui devaient la conduire à son époux ^. La réunion de Lothaire et de Theutherge eut lieu le même jour. Il semble ([ue les serments prononcés à Vendresse furent renouvelés à Douzy. Peut-être est-ce alors ({ue Lothaire jura de traiter Theutberge comme sa femme légitime, de ne pas se séparer d'elle et de ne pas épouser d'autre femme, tant qu'elle vivrait. Arsène l'avertit solennellement que s'il manquait à sa parole, il serait excommunié en ce monde et condamné dans l'autre au feu éternel î.
Un des premiers actes de Lothaire, dès que sa femme lui eut été rendue, fut de se réconcilier avec Charles le Chauve. Quoique les annalistes n'en disent rien, le légat pontifical avait dû ménager le rapprochement de Fonde et du neveu ; c'était un des objets de la mission qui lui avait été confiée. Sans attendre le congrès de Cologne, Lothaire envoya demander à son oncle de consentir à conclure la paix avec lui. Charles, sur la prière de la reine Ermentrude, acquiesça à la requête de son neveu et l'invita à venir. Lothaire se rendit k Attigny, où Charles le Chauve le reçut avec honneur. Les deux princes signèrent un traité dont les clauses ne nous sont pas connues ; elles ne faisaient probablement que reproduire les conventions de Meerssen ou de Coblenz. Lothaire se trouvait encore à Attigny, lorsqu'Arsène y revint ■».
Parmi les questions que le légat avait à régler, il y avait celle déjà bien ancienne d'Engeltrude. Nous avons vu qu'en déposant Gunther et Theutgaud, Nicolas avait renouvelé l'excomunication qu'il avait déjà lancée contre cette femme 5. Arsène devait tâcher de s'emparer d'elle et de la ramener à son mari. A son arrivée en Gaule, c'est-à-dire dans
1. Les Ann. Berl. disent forinellpinciit (p. 7^) que Lothaire était ;\ Douzy, et que le serment des ijrands de Lothaire, ainsi que la remise de Theutbenje au léijat et aux évè(iues lorrains se fit à Vendresse (Ardeiuies). Muhlbaciier, Reg. Kar., p. Inp, conformément aux indications des Ann. Bert., place à Vendresse le serment des seigneurs lorrains et à Douzy la réunion de Lothaire et de Tlieutherqe par les soins d'Arsène. D'après Dummlek, t. II, p. i33, tout se serait passé à Vendresse.
2. HiNOMAR nous a conserve dans ses Aimales, le procès-verbal de la ])restalion tlu serment par les comtes et les vassaux de Lotiiaire II et de la remise de ïheulherije aux mains du légat (^Ann. Berl. 805, |i. 77).
3. Ann. Bert. SOf), p. 78 ; c'est Kkginon, Chronicon 806, p. 8/|, ([ui mentiuime le sei^ ment de Lothaire; cf. Ann. X(int. 806, SS., t. 11, pp. a3i-a3a.
A. Ann. Bert. 805, p. 78.