ENTREVUE DE LOUIS ET DE CHARLES A METZ
avec Louis le Germanique ? Les deux princes étaient en froid , nous apprennent les Annales BertinianiK
Lothaire avait été probablement averti qu'Eigil était de retour, apportant des lettres du pape à lui destinées. Sans attendre que Charles fût arrivé dans son royaume, il alla à sa rencontre jusqu'à Attigny, et reçut de ses mains les lettres que Nicolas lui avait écrites ainsi qu'aux évêques de ses États. Les deux rois se séparèrent ensuite, Lothaire pour se rendre dans l'Ardenne, Charles pour aller rejoindre à Metz Louis le Germanique^. Les Annales d'Hincmar mentionnent en quelques mots l'entrevue des deux frères, sans nous dire ce qu'ils y résolurent 3. Mais nous savons par d'autres documents qu'ils s'occupèrent de leurs neveux, et plus particulièrement de Lothaire. Le texte de la convention qu'ils signèrent nous est parvenu. Nous croyons devoir, en effet, rapporter à la conférence de 867 le traité qui porte la date de 8684. Les Annales ne signalent aucune entrevue de Louis et de Charles au cours de cette dernière année ; Louis, d'ailleurs, s'était réconcilié avec Lothaire quelque temps après le congrès de Metz ; enfin, l'on ne voit pas en 868 la possibilité d'une rencontre des deux rois à Metz, étant donnés leurs itinéraires respectifs 5.
Louis et Charles s'engageaient par la convention de Metz a s'entr' aider mutuellement, puis à se partager équitablement les royaumes de leurs neveux, si Dieu les leur donnait, et a respecter les conditions du partage. Ils protégeraient l'Église romaine, à condition que les papes leur
auprès de Lolhaire, et que ce prince n'avait nullement l'intention de faire élire à sa place un nouvel archevêque. — Le 20 janvier, Lotiiaire conclut un échange avec Otbert, vassal du comte Matfrid, sur la prière de ce dernier. Les domaines objet de celte transaction étaient situés dans les pafji de la Moselle, de l'Eifel, de Zulpich et de Juliers(B. M. 1280, MR. UB., t. I, n" 108). Ce Matfrid est probablement le frère d'Enqeltrude. Lothaire avait déjà fait des donations à Olbert le 28 juin 856 et le 18 janvier 809 (B. M. 1245 et i253).