Ibid., p
4. NooRDEN, Hinkmar, p. 228, n. i, Muhlbacher, Reg. Kar., p. 565, et Dummler, t. II, p. 160 et n. 2, se prononcent pour 867. Schrœrs, Hinkmar, p. 3o4, n. 4, maintient 868, qu'indiquent non seulement l'année de l'Incarnation, mais celle du règne de Charles, vingineuvième, ainsi que celle de l'indiclion, première. La rencontre des deux rois à Metz, dit-il, se place en mai, tandis que la convention conclue dans la même ville est de la fin de juin ou de juillet, comme le prouve le chiffre, vingt-neuf, des années du règne de Charles ; supposons même celui-ci trop élevé d'une unité, la vingt-huitième année de Charles ne commence que le 21 juin 8G7, après l'entrevue. En outre Hincmar, (jue nous voyons prendre part à la conclusion du traité, était en 867 brouillé avec son maître, et celui-ci, au début de juillet 867, préparait une expédition contre la Bretagne. — La dernière objection n'a aucune valeur, du moment (jue l'on fait coïncider le traité avec la réunion de mai 867; de plus, il n'est nullement prouvé que l'archevêque de Reims fût encore brouillé avec Charles à l'époque où les rois de France et de Germanie se rencontrèrent, et la jierspeclive d'un accord conclu entre les deux princes aux dépens de Lothaire aurait suffi pour dissiper le mécontentement que lui avait causé l'affaire de Vult'ade. Restent les dates, il est vrai, qui parlent toutes trois en faveur de 868, mais elles auront été ajoutées après coup.
5. Nous donnons les itinéraires de Louis le Germanique et de Charles le Chauve, ce dernier beaucoup plus complet et mieux connu que l'autre. Dès la fin de juillet, Louis s'était rendu dans la Bavière qu'il ne quitta peut-être plus celte année-là, car, au début de 868, les
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rendissent les devoirs que leurs prédécesseurs avaient rendus aux ancêtres de Louis et de Charles '.
L'empereur n'ayant qu'une fille, Lotlmire que des bâtards, leurs Etats revenaient k leurs oncles après leur mort. Mais étant plus jeunes que les rois de France et d'Allemagne, il était dans l'ordre naturel des choses qu'ils vécussent plus longtemps qu'eux. En vérité, Louis le Germanique et Cliarles le Chauve montraient une grande hâte à se partager des successions qui n'étaient pas encore ouvertes. Mais on peut se demander si les deux rois ne songeaient qu'à la mort de leurs neveux : ne prévoyaientils pas d'autres cas^? Projetaient-ils de dépouiller sous un prétexte quel-
Ann. Fuld, signalent encore sa présence à Ralisbonne. Quant à Charles, il ne paraît pas être sorti de la Francia depuis le mois de février.