‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 342 sur 764 · Ann. Xant. 871, ^S'^S'., t. II, p · texte numérisé non relu

Ann. Xant. 871, ^S'^S'., t. II, p

5. Ann. Xant. 871, iliid.; Régixon, Ghronicon 869, p. 98, ne dit rien du départ d'Hilduin pour Cologne.

36o LA LORRAINE PARTAGEE ENTRE LA FRANCE ET l'aLLEMAGNE (869-879).

(lolcxjiie avait pour ce [)rinco une importance beaucoup plus grande encore <{ue Trêves. Car outre une partie ilu iliocèse nuMrie de la métropole, trois lies évèchés sud'ragants de (lohxjne se trouvaient en Allemagne. Louis espérait bien (pie cette ville lui serait donnée, lors du partage de la Lorraine (|u'il (uitendait imposer à son frère. 11 ne pouvait donc pas laisser nonnner ii Cologne un archevêque qui lut une créature de Charles le Chauve. La maladie le retenait toujours à Ratisbonne '. Mais il chargea Liutbert, archevè((uc de Mayence, de présider à l'élection du successeur de Gunther Liutbert réunit quatre des évoques sufl'ragants de Cologne : Liutbert de Munster, Egilbert d'Osnabriick, Thierry de Mindcn, sujets de Louis le Gernuanique, et Odilbald d'Utrecht^, qui s'était prononcé pour ce prince après la mort de Lothaire. Avec ces quatre prélats, Liutbert de Mayence pouvait procéder ;i la consécration régulière du métropolitain de Cologne. 11 ne devait imposer de candidat au clergé et au peuple de cette ville, (jue s'ils se refusaient à en élire un, et déclaraient accepter Hilduin. Accompagné des quatre suffragants de Cologne et de l'un des siens propres, Altfrid, d'Hildesheim, Liutbert se rendit, non dans la ville elle-mènie, car il craignait les embûches des partisans de C-harles le Chauve, mais à Deutz 5, qui se trouve en face de Cologne, sur la rive droite du Rhin. De là il invita les membres les plus honorables du clergé et les plus nobles des habitants à venir le trouver. Une fois qu'ils furent réunis autour de lui, il leur enjoignit d'élire sans tarder un archevêque, pris dans le clergé du diocèse ; Liutbert et les prélats qui se trouvaient avec lui consacreraient ensuite le nouvel élu. Les clercs et les laïcs répondirent d'abord à Liutbert que le siège était déjà pourvu, qu'Hilduin l'occupait : celui-ci avait été consacré prêtre pour l'église de Cologne, et presque tous, ils l'avaient reconnu pour métropolitain ; dans ces conditions, il leur était impossible d'en élire un autre. Liutbert leur répliqua que, s'ils refusaient de faire cette élection, que leur concédait le roi (de Germanie), celui-ci nommerait qui il voudrait, comme il en avait le pouvoir, et qu'avant trois jours ils auraient un autre évêque qu'Hilduin. Devant cette menace, les interlocuteurs de Liutbert ne continuèrent pas leur opposition, et sans plus tarder, sans quitter Deutz, ils procédèrent à l'élection. Leur choix tomba sur un prêtre du diocèse, homme de vie irréprochable, de piété sincère et de grand savoir ; il s'appelait Willibert et semble avoir été un partisan de Gunther. Willibert était avancé en âge ; les dangers qui le menaçaient du côté de Charles le (chauve l'eflravaient ; il commença donc par refuser

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