‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 372 sur 764 · ENTREVUE DE LOUIS ET DE CHARLES A MAËSTRICHT · texte numérisé non relu

ENTREVUE DE LOUIS ET DE CHARLES A MAËSTRICHT

Douzj, OÙ il était retourné '. Louis le Germanique, après s'être rencontré en juin avec ses fils rebelles, sans pouvoir les décider a se soumettre, s'était ensuite rendu en Lorraine ^, soit pour visiter son nouveau royaume, soit pour surveiller les menées de Louis et de Charles. Peut-être la nouvelle qu'ils réclamaient l'assistance de Charles le Chauve lui inspira-t-elle des inquiétudes ; d'autre part, Carloman son neveu, qui s'était réfugié dans ses Etats, invoquait son intervention. Le roi de Germanie résolut de demander une entrevue à son frère, et l'envoya prier de se réunir avec lui à Maëstricht, sur la Meuse, près de la nouvelle frontière. Charles accepta la proposition et quitta Douzy, pour se rendre à Maëstricht, accompagné par les délégués de ses neveux. Louis vint lui-même au rendez-vous, amenant ceux de Carloman. Les pourparlers entre les rois et les représentants de leurs fils durèrent plusieurs jours, mais n'aboutirent à aucun résultat. Louis et Charles refusèrent par l'intermédiaire de leurs envoyés de venir trouver leur père, parce que celui-ci ne voulait pas les mettre en possession des bénéfices qu'il leur avait promis 3. D'autres questions furent agitées à ce congrès. Ainsi Charles le Chauve réclama de son frère l'extradition des parents et des serviteurs d'Hincmar de Laon, qui avaient emporté le trésor de l'église de cette ville, et trouvé asile auprès de quelques évêques allemands. Les prélats qui accompagnaient Louis le Germanique déclarèrent, de leur côté, qu'ils ne souscriraient à la condamnation d'Hincmar, que si les évêques du concile de Douzy reconnaissaient Willibert en qualité d'archevêque de Cologne 4. Ni d'un côté ni de l'autre on ne voulut céder, et l'on se sépara au début de septembre, sans avoir réglé aucune des questions en litige 5. Louis et Charles d'une part, Carloman de l'autre ne tardèrent pas à se réconcilier avec leurs parents^.

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