Ann. Bert. 871, p. ii
l^. Ann. Fuld. 871, pp. 72-78.
5. Ann. Berl. 871, pp. ii5-iiG. Après le sac de Mouzon, Carloman passa par le Toulois.
.'^()G \.\ I.OKKAI.M; l'AKT.VdKK KiNTRK LA FUANCK F/f i/aM,E.MA(;NK (W)(j-87()).
C'est eu Lorraine, li Douzy, ([ue se tint, pendant les mois d'août et de septembre 871 ', un concile ({ui jufjea Hincmar, évè([ue de Laon, neveu de rarehevè([iie de Reims, et pronon(;a contre lui la peine de la déposition-. Ia's arclievèipu^s lorrains liertulC de Trêves, Arduic de Besançon, l\emi de Lvon, les évoques Advence de JMetz, Bérard de Verdiui, Jean de Canxbrai et Francon de Liéye, qu'accompagnait son chorévêque Béricon, assistèrent au concile de Douzy î. Celui-ci avait un caractère international, puis([ne Beitidl' et Advence étaient sujets de Louis le Germani(pu\
Pendant ([ue Charles le (Miauve se trouvait ii Douzy, il l'ut prié par ses neveux, Louis et Charles, de vouloir bien s'employer à les réconcilier avec leur père. Charles se rendit par Verdun a leur rencontre, eut avec eux une première entrevue, puis reçut quelque temps après leur visite à
1. Il s'ouvrit on août (Ann. licrl. 871, p. ii(î) el se termina au début de septembre; c'est en effet du fi de ce dernier mois qu'est datée la lettre du synode au pape Adrien (Mansi, t. XVI, col. 682). On trouve Cbarles à Douzy des le 5 août (B. 1776).
2. Voir les actes du concile de Douzy dans Mansi, t. XVI, coll. 56(j et suiv.
3. Mansi, t. XVI, coll. 671-677. On reniari|ue tjue l'évèipie de Toul ne fîcjure pas à ce concile ; mais y en avait-il un à cette date ? Arnoul, qui vivait encore en juin 870, car il est représenté par un vicaire au concile d'Attiqny (voir ci-dessus, p. 368, n. i), était mort le 16 novembre (Liber vitœ de Remiremont, N. A., t. XIX, p. 70) ou le 17 novein )re (Gentd epp. Tiill., ch. 27, SS., t. VIII, j). 638) d'une année inconnue, mais qui doit être 870, comme nous l'a^'ons montré j)lus baut (p. 129, n. l\). Arnaud, successeur d'Arnoul, étant mort le 4 ou le 5 décembre 8y3, et son épiscopat ayant duré vingt-trois ans, sa consécration doit se placer entre le 4 (5) décembre 870 et le 4 (5) décembre 871 ; mais il est invraisemblable, nous l'avons déjà dit, qu'elle ait eu lieu dans l'intervalle ([ui sépare le 16 (17) novembre 871 du 4 (5) décembre de la même année. Nous croyons en consé(juence devoir préférer 870 à 871 pour la mort d'Arnoul. Le fait qu'il n'y a pas. d'évècjue de TonI présent au concile de Douzy donnerait à penser qu'ArnouI n'était pas encore remplacé. Il eut enfin pour successeur son neveu Arnaud (G est a, ch. 28, ;Si\, t. Vin, p. 638). Les Gesin ne nous ai)prennent pas si le nouvel évècpie avait été réqulièrement élu. La consécration d'Arnaud se fil, nous ne savons à quelle date, dans le diocèse de Metz, el comme Hertulf, malade, ne pouvait y assister, il pria Hincmar ilc Reims de lui envoyer un évèque ; ce fut ^\'illil)ert de Cbàlons (pii vint aider Advence et Bérard {Lettres t/'Hincmar h Bertulf et à Willlbert dans Flodoari), //. R. E., liv. III, ch. ai et 23, éd. Lejeu.ne, t. II, pp. 2i5 et 298). — Benoît Pic.akt, Histoire de Tout, p. 2(j3, fait mourir Arnoul en 872, Calmet, t. I, col. 760, en 871 ou 872; il place en 873 la consécration d'Arnaud, Schrœrs, en 871 la mort d'Arnoul (op. cit., p. 577, n. io5). Ce dernier auteur pense que c'est h l'occasion de la consécration d'Arnaud qu'Hincmar adressa i\ l'évècpie de Metz une instruction sur la manière dont on devait consacrer un évèque ou un métropolitain (Migne, t. CXXVI, coll. i8(5-i88). Il essaie de i>rouver que ce mémoire, mentionné par Klodoau», //. li. K., liv. III, ch. 23, éd. Lejeune, t. II, p. 281, est différent de celui qu'envoya rarcbevè(|ue de Reims au même Advence et aux évèijues (jui devaient consacrer Bertulf. Les raisons (jne donnent SciiiiŒns ne sont pas convaincantes et un doute subsiste. D'ailleurs, ce n'est peut-être })as en vue d'une consécration iléterminée (pTAdvence a coiisidlé Hincmar. Schkcehs a le tort de croire ([ue Fi.oi>(>auu, eu classant les lettres de l'arcbevèciuc de Reims, s'est riqoureusement conformé ;\ l'ordre (•br()ti()lo(|i(iue : il n'en est rien, et la coriTsjMJndance d'Hincmar avec .Vdvence en fournit un exem|ilc. Bertulf ne reçut le pullittin ((u'en 873 au jibis t()l, peul-êti-e seulement eu 874 ; une lettre d'Hincnuu" à l'évêiiuc de Metz, où il est dit ([ue le pallinin avait été api>orlé de Rome à Bertulf par les envoyés d'Advence, lettre (pii tloil jiar consé(|uenl se placer en 874, n'occupe cepeiulant pas le dernier rang dans la série des lettres de l'archevêque au pn'lal lorrain; deu.\ autres, vraisemblablement aiiti'rieures et dont l'uiu- esl justement l'instruction relative à la consécration d'un métro|>olilain ou d'un e\êipie, ne viennent (pi'après celle où il est ([in*stion de Berluif.