‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 374 sur 764 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

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La uouvelli', i[ai aiiiva [»t'u après rentrcvuc tle Maëstriclit, que l'eui- ])ereur venait de mourir, contribua au rapprodicnient des deux souverains avec leurs fils '. Dès que Louis le Germanique et Charles le Chauve eurent appris le décbs de leur neveu, ils s'aj)prêt6rent à recueillir sa succession, chacun d'eux cherchant à devancer l'autre. Louis envoya le plus jeune de ses fils, Charles, soumettre les comtés situés à l'est du Jura qui dépendaient de l'empereur; Ciiarles devait se faire prêter serment par les habitants du pays ^. Nous ne savons comment il s'acquitta de sa mission. Quant au roi de France, qu'une députatlon venue d'Italie invitait à se rendre dans la Péninsule, il se mit en route, après avoir dépéché des envoyés charqés de lui j)réparer les voies. Arrivé à Besançon, où on le trouve le i'"" novendjre >, il vit revenir ses délégués, qui lui apprirent que son neveu vivait encore 4. La vérité était que l'empereur avait été pris en trahison ;i Bénévent par le duc Adelchis et tenu en captivité pendant quelques semaines 5 ; c'est ce qui avait donné naissance au faux bruit de sa mort. Charles le Chauve renonça naturellement à ses projets, et l'on peut supposer que le fils de Louis le Germanique évacua les pagi qu'il avait occupés ^ : il importait en efVet de ne donner à l'empereur aucun nouveau sujet de mécontentement. Le roi d'Allemagne allait montrer l'année suivante quel prix il attachait au maintien des bonnes relations avec son neveu.

Celui-ci, rendu à la liberté, avait de nouveau tourné ses regards vers le nord ; il songeait toujours à la Lorraine, et il résolut d'ouvrir avec ses

1. La chose est certaine pour le roi de Germanie et ses fils (Arin. Fuld. 871, p. 74). C'est pendant le trajet d'Aix-!a-Cliapelle en Bavière que Louis reçut la soumission de Louis le Jeune et de Charles le Gros.

2. Ann. Bert. 871, p. 117. Les Ann. Fuld. ne disent rien de cette expédition du jeune Charles.

3. La présence de Charles à Besançon est attestée par les Ann. Bert. et par un diplôme rendu par ce prince le !*■■ novembre en faveur d'Arduic et de son église. Il ace jrda au prélat, non le droit de battre monnaie, mais la ré(jie et les profits de l'atelier monétaire de Besançon, ainsi que les tunlieux de la ville, les droits sur le marché annuel, et l'abbaye de Brégille (Reuue de nuinisinatiqiie, i8yi, pp. r)8-5(j, précédé d'un commentaire de l'éditeur, feu M. Castan). La donation de Brégille et du loidieu est mentionnée par la Séries III orchiepiscoponwi Bisuntinenshiin (SS., t. XIH, p. 373).

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