Ann. Bert. 871, p
5. A.NDRK DE Bergame, lUstorùi, ch. 16, Erchempert, Ilistoria Langobardorum Beneventnnorum, ch. 34 {SS. RIl. LL., pp. 228 et 247); Ann. Bert. 871, p. 118; Réginon, Chronicon 871, |>p. io3-io4.
G. Voir ce ([ne nous avons dit plus liant. — Le :>o octobre, alors cpie Louis se trouvait à Francfort, il rendit un nouveau diplôme en favein- de l'riim. Otberl, ce vassal de Malfrid, à qui Lothaire II avait à dill'érentes reprises donné des témoignages de sa générosité (B. M. 1245, 1253 et 1280), s'était décidé à faire l'abandon à Priun des chapelles de Giislen près de Jxdiers, et de Notre-Dame de Bachem, près de Cologne, ainsi que des biens qui y étaient affectés, h la condition ((uo lui et sa fcuuiie en gardassent la jouissauce leur vie dui'anl, moyennant un cens annuel île dix sous |>ayal>le à l'abbaye, (jue celle-ci entretint vingt clercs dans ces deux chapelles ainsi cpie dans une troisième à liachcm, près de Bomi, qu'elle y nourrit douze i>auvres, et ([u'elle |)rit l'engagement de ne jamais donner ces chapelles en bénéllce. Sur la requête d't^tbert, (jue lui IransmirenI en l'appuyant la reine Emma et son fds Carlomaii, Louis confirma la donation ipie nous venons ("le résmiier (B. .M. i44K, Ml{. Uli., I. 1, n" 104).
ENTREVUE d'eNGELBERGE ET DE LOUIS A TRENTE (872). 399
oncles de nouvelles négociations, pour se faire céder par eux une partie, sinon la totalité, de l'héritage de son frère. Sa femme Engelberge prit l'affaire en main. Elle fît demander à Louis le Germanique et à Charles le Chauve de venir conférer avec elle : le premier devait la rencontrer k Trente, le second à Saint-Maurice en Valais. Les deux rois acceptèrent ', mais Charles revint bientôt sur sa première décision. • Après Pâques (3o mars) il avait quitté Saint-Denis et pris le chemin de Saint-Maurice, lorsqu'en route il apprit qu'Engelberge devait avoir à Trente une entrevue avec Louis le Germanique. Il n'en fallut pas plus pour le déterminer à rebrousser chemin. A Servais, où il se rendit ensuite, il reçut la visite d'un certain Adalard, qui venait le prier, au nom de son frère, de consentir à se rencontrer avec ce dernier dans la ville de Maëstricht *. Hincmar ne nous dit pas quel devait être le sujet de l'entretien, ni quelle fut la réponse de Charles ; toujours est-il que la conférence projetée n'eut pas lieu.
Engelberge avait été informée sans doute k temps qu'elle ne trouverait pas Charles le Chauve k Saint-Maurice. Elle se rendit k Trente, accompagnée de deux légats pontificaux, Formose, évêque de Porto, le futur pape, et Garderie, évêque de Veliterne 3 ; nous ne savons quels personnages composaient la suite du roi de Germanie, qui fut exact au rendezvous'*. L'entrevue eut lieu dans le courant de mai. D'après Hincmar, Louis aurait promis k son neveu de lui restituer la part qu'il avait eue du royaume de Lothaire; la convention aurait été faite secrètement, et sans que les grands de Lothaire, qui s'étaient recommandés k Louis, eussent été consultés ni prévenus s. En outre, le roi des Francs orientaux, oublieux des engagements qu'il avait pris k l'égard de son frère, en aurait contracté d'autres, tout opposés, avec Engelberge^. Cette dernière phrase semblerait indiquer que les deux Louis avaient conclu une alliance dirigée contre Charles le Chauve.
Qu'y-a-t-il de vrai dans ces assertions de l'archevêque de Reims??