‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 384 sur 764 · Ann. Ih'rl. 87.5, p · texte numérisé non relu

Ann. Ih'rl. 87.5, p

5. Ann. liert. 87.'), p. 127; Ann. Fui/. 875, pp. 84-85; B. M. i472-i47'>- Le siège épiscopal de Metz était alors vacant, Advence étant mort, le 3i août ((Uitalo(/i epp. Mett., SS., t. II, p. 2G9, et t. XIII, ])p. 3o5 et 3oG) d'une année qu'aucune source n'indique,

mais (pii est très certainement 875, car on ne comi)reiulrail pas que iMetz fut resté dépourvu d'évèque depuis le 3i août 874 juscju'en mars-avril 87(3, date de la consécration de Wala. Il n'y a pas lieu de tenir com|)te des renseignements fournis par les Uesta

Treiieroriun, ch. 27, et par les Gesta epp. Mett. (SS., t. Vlll, p. iG5, et t. X, p. 54 1), «pii |ilacent la mort d'Advence, les premiers pendant la ciu(iuième année de l'épiscopat île H<'rlidf, soit 874, les seconds sous le pontificat d'Adrien 11, c'est-à-dire en 872 au plus tard. Les catalogues cités attribuent au prélat défunt 17 ans el 24 (25) jours d'épiscopat, el les Gcsia le font ti-cpasser à Sanlx (Saulx-eu-Harrois, Meuse, Commercy, N'oid ou Saulxen-W'oëvre, Meuse, Verdun, Fresue-en-Woëvre). C.ai.mkt, t. I, coll. 75tj, 760 et 7(11, hésite entre 872, 878 et «74; Vllistoive de .Mets, t. I, p. ()3o, MOm.ii.vcnKU, llei/. Kiir., p. 585 et l)i;MMr,Ku, t. Il, p. 3()i, u. 3, se prononcent poiu- 875. — Il scnilile ([ne la mort d'Advencf

CHARLES EMPEREUR. SON FRÈRE ENVAHIT LA FRANCE (875). l^l I

France une diversion qui contraignît Charles a quitter l'Italie, lalsant ainsi le champ libre a Carloman. Mais la manœuvre ne réussit pas. Louis

ait été le signal d'entreprises dirigées contre son église et contre quelques-unes des abbayes de son diocèse, qui se virent enlever une partie de leurs biens. Aussi, lors de son passage à Metz, Louis qui, par suite de la vacance du siège, avait à sa disposition le temporel de l'évêclié, fut-il sollicité par les moines de Sainl-INIartin de Glandières, de Saint- Arnoul et de Gorze, ainsi que par les religieuses de Saintc-Glossinde, de venir en aide à leur dénuement. Le métropolitain, Bertulf, intervint en faveur des trois premiers monastères et conseilla au roi de faire droit à leurs réclamations. En consé([uence, Louis restitua, le 2O novembre, à Saint-Martin de Glandières la uilln de Griinstadt, dans le pagus de \\'orms, le 28 novembre à Saiat-Arnoul la chapelle de la villa de Remilly et d'autres domaines, et à Gorze la villa de Moivron ; la date de ce dernier diplôme ne nous est pas connue (B. M. 1472, 1478 et 1470, R. H. Fi:, t. VIII, pp. 428 et 424, et Histoire de Metz, t. III, preuves, p. 89). Enfin, le 26 novembre, sur la prière de Teulfrid, prévôt de Sainle-Glossinde, et des autres fidèles, il restitua à cette abbaye trente-six villte qui lui avaient été enlevées, ainsi (jue leurs églises et les dîmes qui y étaient alTectées (B. M. 1474, /?. H. Fi'., t. VIII, p. 424). Wolfram, l'archiviste de la Lorraine, s'est livré à un minutieux examen des deux copies de ce document qui sont conservées aux archives de Metz, et il déclare qu'elles ont été écrites par le même scribe, qui a cherché à imiter l'écriture de la chancellerie de Louis le Germanique, et qui s'est servi pour cela d'un diplôme authentique de ce piince pour Sainte-Glossinde. Le faussaire a reproduit les formules de cet acte, mais il a allongé la liste des biens qu'il contenait, et il a fait l'énumération plus grande dans une des copies que dans l'autre. Ces pièces ont été fabriquées, ainsi que la fausse charte de Thierry le^, évèque de Metz, de 962, pour la même abbaye, avant que la bulle du pape Innocent II, du 28 avril ii8g, eût été rendue et c'est même pour obtenir la délivrance de cette bulle (|u'elles ont été fabriquées {Die Urkiuuleii Liulwigs des Deulscken fiiv das Glossimienkloster in Metz, Mittk. I. Œ. G F., t. XI, pp. 1-27). — Nous avons déjà dit que les diplômes pour Sainl-Arnoul et pour Sainle-Glossinde jjortaient la mention : « anno adeptionis regni Hlotarii VI ». Les actes relatifs à Saint-Martin et à Gorze n'ont pas cette indication chronologique. — La vacance du siège de Metz ne prit fin qu'en mars ou avril 876. Deux compétiteurs, à ce qu'il semble, se le disputèrent : l'un était un abbé Lambert, qui ne nous est connu que par une lettre que lui écrivit Hincmar a l'occasion de sa candidature (Flodoard, H. R. E., liv. III, ch. 24, éd. Lejeune, t. II, pp. 321 et 822). DiJMMLER, nous l'avons vu, place à tort après la mort de Drogon la candidature de Lambert. L'adversaire de ce dernier, W^ala, qui triompha de son concurrent, était fils d'un comte Blideric et d'Ermengarde, d'après Bknoît Pigart, Histoire (manuscrite) de Metz, p. G81. L'année de la consécration cIê Wala est donnée par les Ann. S. Vinc. Mett. (SS., t. III, p. 167) ; nous ne pouvons préciser ni le mois ni le jour. Wala mourut, comme nous le verrons plus loin, le 11 avril 882, après un épiscopat qui aurait duré 6 ans et 5 jours (Cat. epp. Mett., SS. t. II, p. 269, et t. XIII, p. 80G) ou 6 ans et i5 jours (Gesin epp. Mett., SS., t. X, p. 54i); ^'i outre, les Gesta placent au 8 avril la mort de Wala. Suivant ([ue l'on prend comme base des calculs les chiffres des Cotalogi ou ceux des Gesta, on arrive à faire tomber la consécration de Wala soit le 20 mars, soit le 7 avril 87G ; seulement en cette année le 20 mars est un mardi et le 7 avril un samedi. En comptant G ans et 5 jours depuis le 8 avril ou 6 ans et i5 jours depuis le 11 aviil, on arrive respectivement au 3o et au 28 mars, qui en 87G sont le premier un vendredi et le second un mercredi. Si Wala était mort le 10 avril, jour indiqué par un manuscrit du Cat. II ejip. Mett., il aurait été consacré soit le 6 avril, un vendredi, soit le 27 mars, un mardi ; c'est toujours de l'année 87G qu'il s'agit. Pour nos calculs, nous avons jusqu'ici compté dans les 5 ou dans les i,5 jours celui de la consécration et celui de la mort, mais il pourrait se faire qu'il fallût déduire l'un de ces derniers des chiffres donnés par les Catalogi ou les Gesta. Nous savons d'Advcnce qu'il fut consacré le 7 août et qu'il mourut 17 ans plus tard, le 3i août; malheureusement, tandis qu'un manuscrit du Cat. Il attribue à ce prélat 17 ans et 24 jours d'épiscopat, un autre lui en donne 17 ans et 25 jours {SS., t. II, p. 268, et t. XIII, p. 3o6) ; dans le second de ces chiffres se trouvent compris le jour de la consécration et celui de la mort, dans le premier au contraire on n'a pas compté l'un ou l'autre de ces jours. Il n'y avait donc pas à cet égard de règle fixe suivie .par les Catalogi. D'ailleurs, même en avancrant la consécration d'un jour, on n'arriverait pas à la faire tomber un dimanche. — Bonnkll, Die Anfienge des karolingischen Hanses, Excurs IX, pp. 191-192, a bien vu ces difficultés, mais, voulant à toute force que Wala eût été consacré un dimanche, il a bouleversé arbitrairement la chronologie de ce prélat.

/|I2 LA LOUUAINE l'AlATAGEE ENTRE LA FRANCE ET l'aLLEMAGNE (80(j-87(j).

traversa, sans »[ue son neveu eût tenté de l'arrêter, la partie de la Lorraine qui dépendait de son frère, et parvint jusqu'il Attitjny, où il célébra la fête lie Noël'. Mais il ne paraît pas avoir poussé plus loin, bien que des yrands et même des évèipies de son frère se fussent déclarés pour lui*. Les seiijneurs restés fidèles à Charles le Chauve, et auxquels Richilde avait fait appel pour la défense du royaume, ouvrirent des négociations avec le roi de (iermanieS; celui-ci prit en janvier 87G le parti de regagner son royaume. 11 alla s'installer à Francfort, en passant par Trêves et MaYence+.

Nous n'avons pas à raconter ici les négociations qui occupèrent une partie de l'année 87O. A trois reprises , Jean VIII intervint entre les deu.x souverains, toujours en faveur de Charles le Chauve 5. Louis d'ailleurs, malgré les succès de son frère, malgré le couronnement a Rome de celui-ci, maintenait les droits incontestables qu'il avait sur l'héritage de Louis II, mais, renonçant à employer la force, il essaya d'amener par la voie diplomatique son frère à lui céder une moitié des Etats de leur neveu. Le moyen avait eu du succès en 870 ; pourquoi ne réussirait-il pas en 87G ?

En juin, Charles réunit à Ponthiou un concile auquel prirent part de nombreux évèques : les archevêques Thierry de Besançon, Aurélien de Lyon, Ottramne de Vienne, les évêques Jean de Ccimbrai, Francon de Liège, Bérard de Verdun et Arnaud de Toul y assistaient^. C'est à une

reportant son avènement à 875 (27 mars) el sa mort à 882. Or, même en ne tenant pas compte du tém;)i(jnarje des Anri. S. Vinc. Mett., qui donnent 876 pour la consécration de W^ala, au mois de novembre 87.^, les d plômes de Louis le Germanique que nous venons d'analyser en font foi, le sièije de Metz était vacant, et d'autre jiart, malgré tout ce que peut dire Bo>m:li. contre les erreurs chronoloijiques de Rkgi.non, c'est bien en 882, et non en 881, que se place la mort de Wala. Il faut admeltre alors ou que cet évèque n'a pas été consacré un dimanche ou que les deux cliilTrjs donnés pour les jours de son épiscopat sont l'un et l'autre inexacts.

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