André de Bergame, Historia, ch. 18 {SS. BR. LL., p
4 10 LA LOKHAINE PARTAGÉE ENTRE LA FRANCE ET l'aLLEMAGNE (?0ij-87y).
encoir droit îi une place honorable parmi ceux qui se tiennent au second rang'.
De son niariarje avec Kngelhei-fje, Louis n'avait eu qu'une fdle, Krniengarde cjui n'était pas niariéc. Les États (pi'il avait (jouvcinés revenaient donc h ses deux oncl(>s, ([ui, s'ils étalent restés lidèhis îi la convention de Metz (8G7), auraient dû se les partager également. Il est possible, nous l'avons vu, que l'empereur défunt eût promis sa succession ou à Louis le (lermaniijue ou à Carloman, l'aîné des fils de ce prince'. Alors même que ses dernières dispositions eussent été consignées dans un testament en bonne forme, elles n'avaient, en fait, aucune valeur, et l'on pouvait être assuré ({ue Charles le Chauve n'en tiendrait aucun compte, non plus que des engagements pris à Metz en 8G7. C'était h qui des deux oncles de Louis II irait le plus vite pour mettre la main sur la succession vacante. Cette fois encore Charles arriva le premier, malgré ses neveux, Charles et Carloman, que Louis le Germanique envoya sucesslvement contre son frère, et le 26 décembre 875, jour de Noél, il fut couronné empereur par le pape Jean VIII '.
Avant de partir pour l'Italie, le roi de France avait envoyé son fils Louis avec des troupes dans la moitié de la Lorraine qui lui appai'tenait ; le jeune prince avait pour mission de repousser Louis le Germanique, si ce dernier tentait d'envahir les États de son frère +. Les craintes de Charles étaient fondées, mais ses mesures de précaution restèrent sans efTet. Louis, en même temps qu'il expédiait en Italie une seconde armée, commandée par l'aîné de ses fils, Carloman, prit le chemin de la Lorraine et arriva à Metz vers la fin de novembre?. Son but était de faire en
T. Voir DûMMLEK, t. II, pp. 38O-387.
2. Voir ci-dessus, pp. 4oi et 407. Leibniz, Ann. iinp. orc, t. I, p. 782, et t. II, p. 17, croit que c'est Louis le G;'rinanique, et non sou fils aiué, qui avait été désiqné par l'empereur couiiue sou liéritier. D'après tl.vsyuKT, Jean VIII et lu fin de l'empire caroUnyien, p. 8, la |)romesse de Louis II aurait été l'aile, soit à sou oncle, soit à l'un de ses fils. iMuhlu.vciiKii, Re(/. Kav., pp. 470, 474, 476, etc., et D. G. A'., pp. 567, 662, ainsi ([ue Dcmmlkk, t. II, pp. 340, 374, 387, 388, n. I, admettent que Louis avait désigné Garloinau pour son successeur d'abord à Trente, par la bouche de sa femme, puis à Vérone.
3. Ann. Bert. 875-876, pp. lati-iaH. Sur ces événements, dans le détail des([uels nous n'avons pas à entrer, voir DiKvimlkr, t. II, pp. 387-3(jo, el L.vpôtrk, op. cit., pp. 23-> et suiv.