Ann. Fuld. 881, p. yfi
3. Ann. Bert. 880, p. i5i ; Ann. Fuld. 880, p. 9."); Ann. Ved. 880, p. 3o4. D'après les Ann. Bert., c'est en juillet que l'on se mit en marche pour aller combattre Boson.
4. Ann. Bert. 880, p. i5i ; suivant les Ann. Fuld. 880, p. 95, et les Ann. Ved. 880, p. 3o4, Boson se serait enfermé dans Vienne.
5. Ann. Bert. 880, p. i5i. Ann. Ved. 880, p. 3o5. On le trouve à Pavie en novembre (B. M. i562).
6. Voir MûHLBACHER, Reg. Kar., p. 618, et Dùmmler, t. III, p. 180 et n. i.
7. Ann. Bert. 881, p. i52, Ann. Ved. 880, pp. 3or)-3o6, Sermo in tamulatione S. Quintini (SS., t. XV, p. 272).
8. C'est du moms ce que dit Hincmar, Ann. Bert. 881, p. i5a. Toutefois, on peut douter de l'exactitude de cette allégation, car le 3o novembre on trouve Carloman à Néionde (Loire, Roanne, Ncronde ou Puy-de-Dôme, Thiers, Lezoux) ou Nérondes (Cher, Sainl- Amand, Nérondes), connue nous l'apj^rend un di[ilômc pour l'éçjlise d'Autun (B. i84y). C'est dans cette région ([ii'il passa tine paiMie de 881 ; en mai il est à Piorretitte (soit dans la Loire, Roanne, Saint-Germain-Laval, soit dans l'Allier, Moulins, Dampierre, soit dans le L(iir-el-(;iier, RoiiH)rantin, Salbris), en juin à « Pauliacum » (Poilly, Loiret, Cîien, (lien, ou Pouillé, Loir-cl-Cher, Hlois, Saint-Aiqnan) et en juillet à « Cauciacum » (inconnu). Peut-être au mois d'août revint-il en Provence, car un di|ilôme du ag août pour le (Idélc Rainard signale la présence de Carloman à Costa, petil-(Mre la Côte-Saint-André (Isère, Vienne, la C()le-Saiiit-Andi(). Kn 88y il repiil le siège de Vieniu^ ; on le U-ouve sous les murs de celte ville le 8 a(tùt (Diplôme pour Langres, dans le .^usée des <ircfiii>rs dépai Icmentiths, p. a3). La mort de s(ui frère l'obligea de venir en Friincùi, mais il laissa devant la place des troupes (jui s'en emparèrenl bientôt après, dans le courant de septembre (Ann. Bert. 882, pj». i:>2 el 1^3).
INCURSIONS DES NORMANDS DE l'eSCAUT (880-881). d-'î?
envahisseurs. On le ti-ouve a Compiègne le 25 décembre ^ Pourtant, il ne commença pas tout de suite les opérations ; auparavant il jugea bon de conférer avec son cousin Louis le Jeune, qui en avril ou en mai se rendit en Lorraine. Les deux princes se rencontrèrent à Gondreville, probablement dans le courant de mai. Les Annales Fiildenses ne nous font pas connaître ce qui fut concerté entre eux, mais on peut supposer qu'ils s'occupèrent des mesures de défense à prendre contre les Normands de l'Escaut, qui dévastaient les États de l'un et de l'autre princes^.
La sanglante défaite que Louis le Jeune leur avait infligée à Thiméon ne les avait ni affaiblis, ni découragés. Vers la fin de l'année 880, ils remontèrent le Wahal, prirent et incendièrent la ville de Birten, qui avait donné asile à beaucoup de Frisons, s'emparèrent ensuite de Nimèque et s'y fortifièrent. Louis réunit une armée et vint les assiéger ; mais tous les assauts qu'il donna furent repoussés par les Normands. Ceux-ci même capturèrent un seigneur saxon nommé Eberhard, fils du margrave Meginhard, et ils ne le rendirent à sa mère Evesa que contre une forte rançon. Louis, voyant qu'il ne pourrait les forcer, finit par traiter avec eux, promettant de se retirer si de leur côté ils s'enqageaient à évacuer son royaume. Ils devaient tenir parole, mais en quittant Nimègue, ils mirent le feu au palais royal. Après ce bel exploit, ils remontèrent sur leurs navires et regagnèrent les embouchures du Rhin'. Ces Normands a[)partenaient probablement à la grande armée qui campait en Flandre.
Gozlin, celui-là même qui avait appelé Louis le Jeune en France, avait reçu de Louis III, auprès de qui il était rentré en grâce, la mission de surveiller et de contenir les pirates installés à Gand*. L'attaque qu'il dirigea contre eux échoua honteusement, et les barbares, enhardis par la victoire qu'ils avaient remportée sur l'armée française, établirent à Courtrai leurs quartiers d'hiver, puis de là se répandirent dans tout le pays compris entre l'Escaut, la Somme et la mer, faisant fuir devant eux moines et religieuses?. Ils arrivèrent à Cambrai le 28 décembre 880, prirent la ville, la pillèrent ensuite, ainsi que l'abbaye Saint-Géry, puis finirent par y mettre le feu ; les habitants furent massacrés^. Ils poussèrent ensuite plus à l'ouest, et arrivèrent jusqu'à la Somme : Amiens et Corbie furent pris par les pirates?. A ce moment survint Louis III, qui