‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 449 sur 764 · Chronicon 884 et 897, pp. 122 et i · texte numérisé non relu

Chronicon 884 et 897, pp. 122 et i

7. Voir cette épitaphe dans une note du Chronicon de Réginon, p. 126.

8. Ernst, Histoire du Linibo irg, t. I, p. 374, se trompe en faisant d'Henri le premier des ducs de Lorraine. Waitz, Ueber die nngebliclie M<irk in Osffranken (F. D. G., t. III, p. 109), et D. VG., t. V, p. 5i, a, nous semble-t-ii, bien établi le caractère de la situation qu'occupait Henri. Son opinion a été adoplée par le père Brab.vnt, Etude sur Régnier au Long Col (Méinoire.<i couronnés et autres mémoires publiés par l'Académie royale de Belgique, in-8'', t. XXXI, p. 32) par Dummler, t. III, pp. 168-169, et par Favhk, Eudes, pp. 49-5o.

9. Ann. Fuld. 834 et Cont. Ratisb. 884, pp. loi et iio, B. M. i634. Le i4 février, étant à Colmar, l'emiiereur, sur la prière de son parent Hntpies (le bâtard de Lothaire H) et de révoque Liutward, concéda en toute propriété à l'ab'jé Fulbert quekjues manses situés sur le territoire de Toul, et qui jusqu'alors appartenaient au comte de cette ville (B. M. i634, Cal.met, t. I, preuves, col. "iKj). Queli[ues jours plus tard, le 19 du même mois, se trou-

47<> I.V I.OURAI.M, IIKIMI: TOUT KiNTIKUK A l'aIJ.EMAGNE (87tj-8tjr)).

Toujours est-il cju'eu celte année 884 le comte Henri allait remporter (le nouveaux succès sur les barbares. Une troupe de ceux-ci, venue nous ne savons d'où, petit-ètie de Diushiirjj, avait essayé d'envahir la Saxe : Henri et l'évècjue Arn de W'iirzboury marchèrent contre eux avec une armée de Francs de l'est et les taillèrent en pièces '. Puis, après rasseml)lée tenue h (lolmar le 2 février par Charles le Gros, qui répartit le soin de défendre l'empire entre les évèques, les abbés et les comtes, le comte Henri se décida à aller attaijuer dans leur repaire les Normands de Diusbur(j. Il les refoula dans leur camp, où il les bloqua ; malheureusement il ne put le faire que d'un coté, l^es pirates en profitèrent pour s'échapper une nuit ; mais Henri, averti de leur départ, traversa le Rhin, se mit à leur poursuite, et en tua cent deux, sans perdre lui-même un seul de ses soldats ^.

Godfrid avait favorisé l'établissement de ses compatriotes k Diusburg. Il craignit peut-être que ses menées ne fussent découvertes ou punies. Au mois de mai, alors que l'empereur tenait son plaid ii Worms 3, il re(;ut la visite de Gisèle, femme de Godfrid, qui venait ou disculper son mari ou adresser en son nom une demande à Charles. Celui-ci la garda quelque temps auprès de lui, et finalement lui défendit de retourner auprès de Godfrid K

Vers la fin de 884, tles Normands firent dans la Frise orientale une descente. Les gens du pays vinrent les attaquer, sous la conduite de

vaut à Schlesladf, Charles donna l'abbaye de Boninoiilier (au diocèse de Tout) à l'abbaye alsacienne d'Andlau, ([iie sa leinine Richarde avait fondée (B. M. i635, Si.hœpflin, Als. dipL, t. I, p. ga). C'est ])robablcment lors du séjour qu'il fit à ce moment à Colmar que l'eiiipereur donna à sou fidèle Ot])ert deux mauses à Marlenheim (B. iM. 1O72, Grandioieu, Histoire de Strasbourg, t. II, ])reuves, p. 27(j). Mais l'acte relatant cette donation ne fut établi que deux ans plus tard (Muhlbac.hkr, Reg. Kar., p. G4A. p^ Die Urkunden Karls lll, SB. W. Ak., t. XCII, pj). aim, 388, 3yi et 4ii). Il est daté de Colmar i5 février 88G, 4» indiction et 6" année d'empire de Charles.

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