RÉGINON, Chronicon 885, p. i
4- Voir les réilexions très justes d'ERNOUF, Histoire de Waldradi', pp. 75-76. Il fait observer que les écrivains qui nous parlent de Hugues appartenaient au clergé et étaient mal dis})osés pour un excommunié, fils d'excommuniée ; ils ont donc pu le noircir. Hugues pouvait de très bonne foi se croire des droits au trône.
5. C'est l'opinion de Leibniz, Ann. imp. occ, t. II, p. 83. Hugues, déclare-t-il, avait plus de droits (pi'Arnulf à régner sur le royaume de son j)ère, plus que Zwentibold et au moins autant que les fils de Louis le Bbgue, [luisuie des deux femmes de ce dcrn'er prince on ne savait quelle était la légitime.
/{"jS LA LOUUALNK UÉUNIE TOUT ENTIKRE A l'aLLEMAGNK (87y-8y5).
Nous ne savons s'il avait eu des enfants de Friderade, cette femme qu'il épousa aprt's avoir fait assassiner son mari, (lisèle, la veuve de (iodfrid, entra h l'ahhaye de Nivelles, dont elle devint ahhesse ; elle mourut entre le 20 octobre 90C) et le 26 octobre 907 '. lierllie et Tliiébaud allèrent clierclier un refuge auprès de Boson et d'Ermengarde, leurs cousins-germains; Louis II, père de cette ilernière, était l'oncle de iierlhe, et la mère de Boson tante de Thiébaud. Nous n'avons pas à raconter la vie de Berthe, qui, après la mort de son premier mari, é})ousa en secondes noces Adalbert, marquis de Toscane, un des [)lus puissants princes italiens de son temps. Rappelons seulement qu'un de ses fils du premier lit, Hujjnes, devait régner un jour sur l'Italie ^.
Hugues avait rencontré en Lorraine d'assez nombreux partisans ; ils se virentenlever leurs bénéfices après le châtiment infligé à leur chef 3, Nous ne savons pas d'ailleurs si tous ceux qui avaient soutenu Hugues à un moment donné lui étaient restés fidèles jusqu'au bout. Les comtes Robert, Etienne, Albéric et son frère Etienne figuraient-ils parmi ceux qui furent alors dépouillés de leurs honneurs ? Toujours est-il que nous les trouvons ([uelques années plus tard l'un, Robert, abbé laïc d'Echternach, le second, Etienne, comte du p. Bedensis, Albéric comte d'un pagas inconnu ; son frère Etieime enfin se confond peut-être avec le comte du pagas Calvoinontsnsis. Il est vrai que les actes qui nous fournissent ces renseignements sont du temps d'Arnulf ou de Zwentibold. Il est fort possible ({ue le premier de ces princes, désireux d'asseoir sa domination en Lorraine, ait amnistié les anciens partisans de Hugues et leur ait restitué les bénéfices dont Charles le Gros les avait privés.
Les anciens adhérents du fils de Lothaire II continuèrent-ils à rester grou[)és et à constituer un parti, celui-là même qui lutta contre Zwenti- Ijold d'abord, contre les Conradins ensuite, une sorte de parti national lorrain, hostile aux influences étrangères? La chose est difficile à prouver.
I. On Irouve Gisèle inenlionnce cIms des diplômes de Zwentibold iiour Nivelles du 3o juillet, 8(j6 et du 26 juillet 8y7 (R. M. ujif) et lyiy). Le diplôme de Louis l'Enfant du 20 octobre yo6 (B. M. iy84) nous la montre encore vivante, tandis (jue dans celui du aO octobre y()7 pour Liccje (B. AL 1990) il est (juestion d'elle coinme d'ime personne défunte. Cf. un diplôme du même souverain pour l'écjlise de Licye du 18 janvier yo8 (B. M. lyyi). Nous iijnorons si Gisèle avait eu des enfants de sou union avec (îodfrid. Deppi.ng, op. cit., ]). 204, [)rétcnd (pie les enfants de Godfrid tombèrent dans un tel dénuement i|ue Foulques, archevêque de Reims, crut devoir les recommander à la bienveillance d'Armdf. Depimng renvoie (note 5) aux Ann. FalcL, où l'on ne lit rien de semblable.
a. Sur Thiébaud, Berthe et leurs descendants, consulter Gingii\s-la-Sahk.v, Mémoires, etc., t. II, Les Hiujonides, \i\). i3 et suiv., et Eunouk, Histoire de Waldrade, pp. 77 cl suiv.
3. Ann. Fuld. HH[t, j). io3, et BK(ii.\o.N, C/tronicon 88.'), ji. laf). D'après les Ann. Fuld., on enlève aux coriq)aqnons de Huques leiu-s chevaux, leurs armes et leurs vêtements, et on les renvoie nus. L'expressit)n dehonestnntur, apjtliqnée par Rkoinon aux partisans du fils de Lothaire II, peut si<jnilier, ou bien (pi'ils ret;iu'ent un traitement itjnominieux, comme celui dont parle l'annaliste de Fidda, ou ([u'ils perdirent leurs bénéfices. Mais ce dernier sens nous parait préférable A l'autre. Dans les Ann. Fuld. il s'aijit probablement des hommes de l'escorte de Huques, et dans Ukgi.no.n, ties seitjneurs (|ui avaient embrassé la cause (lu préiendaiit.