‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 464 sur 764 · Ann. Fuld. 885, p. io · texte numérisé non relu

Ann. Fuld. 885, p. io

5. RÉGINON, Chronicon 880, p. 117; cf. Cont. Ratisb. 884, P- 112.

0. Cont. Ratisb. 882, p. 107 : « Baiowarii cuni principe eorum Arnulfo. »

484 LA LORRAINE RÉUME TOUT ENTIERE A l'aLLEMAGNE (87y-8ij5).

îiprès sa disgrâce, se retira en Bavière auprès d'ArmiU"'. Mais cela ne suffit pas cependant pour nous permettre d'affirmer que le bâtard de Garlomau eût rc(;u de son oncle le duché de Bavière^. A jjartir de 882, il ne semble pas ([uo (Iliarles l'ait employé contre les Normands : peut-être se méfiait-il de lui et voyait-il en lui un rival possible.

Pendant près de cinq ans, Arnulf ne chercha pas à supplanter l'empereur. A quel moment songea-t-il à se révolter? Est-ce lui (jui provoqua la défection des grands de l'Allemagne, ou au contraire ceux-ci lui firentils les premières ouvertures? Réginon' et le continuateur des Annales Fuklenses qui écrivait ;i Ratisbonne+ donnent la seconde version, tandis que l'autre continuateur des Annales Fuldenses^ penche plutôt pour la première, ajoutant que Liutward, après sa disgrâce, se rendit auprès dArnuH" et le poussa à la révolte. Il est possible, vu l'état dans lei[uel était tombé Charles le Gros, que simultanément Arnulf et les grands aient songé à déposer ce prince, devenu incapable de régner, et qu'ils aient eu, l'un l'intention de revendiquer la couronne, les autres celle de la lui ofTrir. Quoi qu'il en soit, les seigneurs et le duc de Carinthie se trouvèrent vite d'accord. Soit d'eux-mêmes, soit à l'instigation d'Arnulf, des grands de toutes les parties de l'Allemagne, de la Francia, de la Saxe, de la Bavière, de la Thuringe, même de la Souabe, quoique les gens de ce dernier pays eussent toujours été en grande faveur auprès de Charles, s'entendirent pour retirer à l'empereur leur obéissance et pour ofTrir la couronne h son neveu ^. Celui-ci, qui s'était sans doute préparé à cet événement, répondit à l'appel de ses partisans, et, à la tête d'une armée de Bavarois et de Slaves, il marcha contre Francfort, où se trouvait son oncle 7. Charles le Gros recula jusqu'à Tribur, où il avait convoqué pour la Saint-Martin (11 novembre) un plaid général et donné rendez-vous à ses fidèles s. Mais tout le monde l'abandonna, pour aller se soumettre ;i Arnulf, qui était arrivé à Francfort, et y avait été reconnu roi 9. Renonçant à la résistance, l'empereur fit prier son neveu de lui ac-

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