‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 476 sur 764 · Ann. Ved. 890-891, pp. 33G-339. Cf. Favue, jjp. i32-i · texte numérisé non relu

Ann. Ved. 890-891, pp. 33G-339. Cf. Favue, jjp. i32-i

5. Ann. Ved. 891 ; ('.ont. Ratish. 891, p. 119; Régi.non, Chronicon 891, p. i3t). Avant l'établissement des Normands de Noyon à Louvain, les Ann. Ved. racontent une ])remicre incursion qu'ils auraient faite juscpi'à la Meuse. A cette nouvelle, .\rnulf accourt, les poursuit au delà de l'Escaul jus(pi'à .\rras, mais ne réussit i)as à les atteindre et revient dans son royaume. Alors seulement les Barbares décident d'aller liiverner à Louvain. Celte |)reinièrc expédition tl'Arnulf n'est mentionnée par aucun autre clironi([ueur. Les diplômes d'ailleurs nous montrent le roi en Bavii're depuis le début de 891 jusqu'à la fin de juillet (H. M. i8o3-i8i2); il n'y a donc pas de place pour une expédition contre les Normands pendant les sept premiers mois de 891. MOuluaciier, Reff. Kur., p. G80, et Dommleh, t. 111, ]). 347, II. 3, rejettent l'un et l'autre le récit des Ann. Ved. — Parmi les diplômes rendus ])ar .\rnulf pendant son s('jour en Bavière, |ilusicurs concernent la Lorraine. Le 23 février, à Halisbonne il conci-de l'abbaye de feuunes de Siisleren dans le p. Muselant au prt^ti'e Siqinand, (pii était un artiste renonuné (B. M. i8o(), MR. UB., t. I, n° i3o). — Le 32 ax ril, à Ratisbonne, .\rnulf, sur la prière de Baltram, évôciuc de Straslxun-q, concède i\ ré9li>e catliédrale de celte ville des terres dans le conUé d'.-Vrqovie, comté il'Kberliard (B. M. j8:iy, SciuEiM-i.i.N, .l/.y. dipl., I. 1, j). yt")). — Le 19 mai il llatisbonne, le roi, î» la demande

LES NORMANDS BATTENT LES FRANCS SUR LA GEULE (8(ji). 495

par Sunderold, archevêque de Mayence et par le comte Arnulf'. Ces troupes avaient pour mission de s'établir à Maëstricht et d'empêcher les Normands de traverser la Meuse. Mais, avant qu'elles fussent concentrées au point indiqué, les pirates traversèrent le fleuve en amont, près de Liège, et se répandirent sur les derrières de l'armée franque à travers les bois et les marais voisins d'Aix-la-Chapelle, massacrant les traînards et arrêtant les convois de vivres. La nouvelle de ces faits jeta l'étonnement et l'inquiétude dans les troupes, qui se trouvaient enfin réunies.

Le 25 juin, les chefs francs tinrent un conseil de guerre, pour arrêter leur plan de campagne. Fallait-il se replier sur Cologne ou sur Trêves en passant par Prùm, ou devait-on au contraire passer la Meuse pour aller attaquer le camp et la flotte des Barbares ? La nuit vint, qui mit fin à la délibération. Enfin, le lendemain on résolut de combattre. Les hommes prirent les armes, et l'on se mit en marche en descendant le long du fleuve. Après avoir traversé le torrent de la Geule, l'armée fit halte. Pour ne pas la fatiguer inutilement en la faisant aller à la recherche de l'ennemi, les chefs décidèrent d'envoyer en reconnaissance une troupe formée d'autant de fois douze hommes qu'il y avait de corps difTérents. La mesure était prudente, mais, à peine avait-on fini d'arrêter les dernières dispositions, que l'on vit apparaître les éclaireurs des Normands. Sans attendre les ordres de leurs officiers, les soldats francs se précipitèrent sur la troupe ennemie, composée d'infanterie. Celle-ci tourna le dos et alla s'enfermer dans une petite villa, d'où elle repoussa facilement les attaques mal combinées et successives de ses adversaires. Voyant sans doute le désordre se mettre parmi les assaillants, les fantassins normands exécutèrent une sortie. En même temps, pour appeler à leur aide leur cavalerie, ils poussèrent leur cri de guerre et firent retentir leurs carquois. Leurs clameurs furent entendues par les cavaliers normands, qui accoururent au secours de leurs camarades, et les efforts réunis des deux troupes vinrent à bout de la résistance des Francs, qui furent mis en déroute. L'archevêque de Mayence, le comte Arnulf et une foule de nobles guerriers, sans parler de nombreux soldats, trouvèrent la mort dans cette journée. Les Normands s'emparèrent du camp ennemi, y firent un énorme butin, puis, après avoir massacré leurs prisonniers, ils retournèrent soit à l'endroit où stationnaient leurs navires, soit plutôt

du comte Conrad son neveu, concède en toule propriété à l'abbé Etienne (de Sainl-Èvre?) des terres dans deux localités du p. Caluomontensis, comté d'Etienne ( B. M. 1810, Calmeï, t. I, pr., col. 822). — Enfin le 28 juin, à Ralisbonne, Arnulf, sur la prière de Théolmar, archevêque de Salzbourg, concède en toute propriété à l'église de cette ville, l'abbaye de Cliiemsee que le prélat avait échangée avec l'église de Metz contre l'abbaye de Luxeuil (B. M. 181 1, Calmet, 2» éd., t. II, pr., col. i56; par un diplôme du 25 octobre 789, Charlemagne avait donné l'abbaye bavaroise de Chiemsee à l'église de Metz, B. M. 289).

I. Cont. Ralisb. 891, p. 119; Réginon, Chronicon 891, p. i36. Ce comte Arnulf est in. connu. Nous avons vu plus haut, p. 4i8, n. 5, que Leibniz, Ann. iinp. occ, t. II, p. 129 identifiait ce personnage avec le comte du même nom mentionné par le Capitulare Carisiacense, ch. i5 (6'C, t. II, p. Sôg).

/j()() I.V LOUUAl.NE UKLINHO TOUT ENTIKUE A l'aLLEiMA^NE («Vij-Syf)).

il knii- (\uiij) (le Louvaiii '. Ce n'était [)iis la làclicté des chefs ni île lenrs hommes ((ui avait eausé es désastre, mais les tâtonnements des uns et l'indiscipline des autres. S'il y avait eu unité dans le coinmandenient, il est probable (jue les soldats auraient mieux obéi.

Une pareille défaite ne pouvait rester sans vengeance. Arnulf, une fois qu'il en eut fini avec les Slaves, résolut d'aller lui-même laver l'humiliation qu'avaient subie ses armes. Il déplora la fin de ses fidèles tués pendant la bataille et flétrit la conduite des Francs qui avaient pris la fuite*. Il réunit une armée recrutée dans la Francia et la Souabe». Mais les contingents de cette dernière province se prétendirent malades et le roi les laissa dans leur pays ; peut-être y avait-il tout simplement chez eu.x mauvaise volonté a l'égard d'Arnulf +. Celui-ci partit donc avec les seuls Francs, dont le plus grand nombre étaient montés. Le succès des Normands les avait remplis d'orgueil et d'audace. Une fois leur butin mis en sûreté dans leur cam[), ils avaient repris leurs courses et dévasté une grande j)artie de la Lorraine. Quand ils apprirent l'arrivée de l'armée royale, ils se replièrent sur leur camp qui, nous l'avons dit, était installé près de Louvain sur les bords de la Dyle. Arnulf était arrivé dans la vallée de la INIeuse vers la fin de septembre, et il y stationna plusieurs jours, dans les environs de IMaéstricht >.

1. Rkgknon, Chronicon 891, pp. i3G-i37, a donaé un récit détaillé de cette bataille; nous l'avons reproduit. La Coiit. Ratisb. 891, p. 119, mentionne brièveinent la défaite de l'armée franque cl la mort de Sunderold. L'année de la mort de Sunderold est donnée par les Ann. Alainann., Laiibac, Aiujiens. et Corbeiens. (SS., t. 1, pp. 62 et 08, t. III, p. 3), ainsi que par la Séries episc. et archiepisc. Mogunt. (Bœhmer, Fontes, t. III, p. 139). Les nécrologes et les chroniques varient sur le jour de la mort : les Ann. necrol. Fuld. (SS., t. XIII, p. 187) indiipienl le 25 juin, Mariannus Si.ottus, Chronicon (SS., t. V, j). 552) le 26 juin 913 (ce qui écpiivaul, vu sa manière de compter, à 891), les Ann. S. Disibodi (SS., t. XVII, p. G) le 26 juin 891 également, mais font à tort mourir l'archevè(iue à Worms ; on trouve le 27 juin dans le Necrol. Weissenburg. (Archiv des his'orischen Vereins fiir Unterfranken, t. XIII, p. 24) et le 28 juin dans le Kalend. necrol. ecc^ metropol. Mogunt. (Bœfimeu, Fontes, t. III, p. i4i )• Dummler, t. III, p. 348, place à tort la b.itaille le 25 juin, et la chose est d'autant plus extraordinaire que d'une part Rkginon dit formellement : « Fuit vero hfec caedes facta VI kal. jul. », et qu'en note (a. i) DiJMMLKR déclare, après avoir énuméré les jours donnés ])0ur la mort de Sunderold par les nécrologes et les chroniques, que le témoignage da Rkginon doit prévaloir, étant couDrmé par celui de Mariannus Soottus.

2. Cont. Ratisb. 891, p. 119; Réginon, Chronicon 891, p. 137.

3. Cont. Rdtisb. 891, p. iig; d'après Rkginon, ibid., c'est dans la parie orientale de ses États (pi'Ariudf lève ses troupes. S'il agit ainsi, dit Prenzel, Reitneqe sur Geschichte der Kriegsuerfassiing, p. 35, n. 44. <l>ii acce;)te le témoignage de Rkginon, c'est (pie ces régijns n'avaient pas eu à souffrir des incursions normaiules. D'après les Ann. Anglosax. 891 (SS., t. VIII. p. 107), .\rnulf avait avec lui des Francs, des Saxons et des Bavarois.

4. Cont. Ratisb. 891, p. 119. Du.mmi.ek, p. 343, croit que si les contingents souahes refusèrent de marcher, c'est qu'ils étaient toujours hostiles au successeur de Charles le Gros.

5. Le i''' octobre on trouve le roi à Maësiricht. E i ce joui-, il continua aux moines de Priiin l'imunuiité et le droit d'élire leur abbé, sur la présentation par eux d'un diplôuude son ancêtre Pépia (B. I\I. gS et 95), fundaleur du lunnaslère (B. M. i8i4, MR. UR., t. I, n" i3i). — Le 9 octobre, étant sur les bords de la Meuse, il restitua à l'église de Toul, sur la prière de l'évôipie Arnaud, le domaine de Val'eroy dans le Saintois et dans le comté de Hugues (R. M. i8i5, R. II. Fr., t. IX, p. 305). (le diplôuu\ ainsi (jue ceux pour Stavclol (B. M. 181O) et pour le prêtre Eijwolf, prouvent (jue l'armée d'.VrnuIf coni- [>reMait des Francs di- Lorr;iinc.

VICTOIRE d'aRNULF A LOUVAIN SUR LES NORMANDS (^i). 497

Enfin, il traversa le fleuve et se dirigea sur les retranchements des barbares, au pied desquels il arriva à l'improviste. Les Normands commencèrent par l'accabler de railleries et d'insultes, lui et ses hommes, les menaçant du sort qu'avaient eu leurs compatriotes sur les bords de la Geule. Arnulf brûlait de colère, il était impatient d'attaquer, mais le camp ennemi était adossé d'un côté à la Dyle, de l'autre à des marais. La cavalerie d'autre part composait la principale, sinon l'unique force de l'armée royale ' : que pouvait-elle contre un adversaire retranché dans une position que protégeaient d'aussi formidables défenses naturelles ? Arnulf resta pendant quelque temps perplexe. Enfin, il prit un grand parti et ordonna à ses Francs, quoique ceux-ci n'eussent pas l'habitude de combattre à pied, de descendre de cheval ; ils obéirent. Le roi voulait faire de même et marcher à leur tête à l'assaut des retranchements normands, mais ils le prièrent de rester k cheval et de protéger leurs derrières contre une surprise de l'ennemi. Francs et Normands poussèrent leur cri de guerre et le combat s'engagea. Il fut rude et sanglant. Les barbares qui se trouvaient k Louvain étaient très braves, et ils passaient pour n'avoir jamais été vaincus : ils le furent pourtant. Ceux qui ne tombèrent pas sous les coups des Francs se noyèrent dans la Dyle, dont le lit fut comblé par leurs cadavres amoncelés. Parmi les morts se trouvaient deux chefs normands, Sigfrid et Godfrid. Seize étendards royaux devinrent la proie du vainqueur, qui les fit porter en Bavière. Le désastre fut tel, qu'il resta k peine quelques Normands pour aller l'apprendre k ceux de leurs compatriotes restés près de la flotte, qui stationnait probablement aux embouchures de l'Escaut. C'est entre le 9 octobre et le i" novembre que s'était livrée cette mémorable bataille^.

1. RÉGiNON, Chronicon 891, pp. i37-i38. La Cont. Ratisb., 8gi, p. 120, dil que les Francs n'avaient pas l'IiabiUide de combattre à pied. A ce propos, Waitz, D. VG., t. IV, p. 547, fait remarquer que pendant longtemps encore les Saxons continuèrent de combattre de préférence à pied, et Baltzer, Zur Geschichte des deufschen Krieffwesens, p. 100, pense que la Cont. Ratish. parle dès Francs au sens étroit du mot, peut-être même de ceux de la Lorraine.

2. Cont. Ratisb. 891, pp. iig-121; Ann. Ved. 891, p. 34i (se trompent en ne faisant aller qu'en novembre les Normands de Noyon à Louvain); Réginon, Chronicon 8gi, pp. 187-138; Ann. Anglosax. 891 {SS., t. XIII, p. 107); Adam de Brème, Gesta Hammaburgensis ecclesiœ pontificam, liv. I, ch. 49, pp- 33-34. Cf. Albéric de Trois-Fontaines, Chronica (SS., t. XXIII, p. 74g), qni dit que les Normands avaient pour cbef Bier (Bjœrn, surnommé Côte-de-Fer). La bataille doit se placer en octobre et non en novembre, comme on l'a cru pendant longtemps. La Cont. Ratisb. donnait le mois et le jour, mais dans le ms. d'Altaich, d'où dérivent tous les mss. qui donnent le texte de la Cont. Ratisb., il n'y a d'écrit que le mot kal., précédé et suivi d'espaces blancs, destinés le premier au chiffre indiquant le .jour des calendes, le second au nom du mois. Mijhlbacher , Reg. Kar., p. 681, et Dummler, t. III, p. 349, "• 2, et p. 35i, qui ne connaissaient pas cette particularité, avaient supposé que la bataille s'était livrée le i<=r novembre. Kurze, le dernier éditeur des Ann. Fuld., l'avait relevée, et, se fondant sur le passage des Ann. Ved. (\\\\ disent (ce qui est faux d'ailleurs) que les Normands de Noyon se mirent en route en novembre ])our aller s'établir à Louvain, il avait pensé qu'il fallait lire n kal. decembris », et que la déroute des Normands devait se placer entre le i3 novembre et le i^r décembre, peu de temjjs après la première de ces dates {Ann. Fuld. p. 121, n. 2). Mais la découverte par Dopscii d'un diplôme daté de Nimègue, i^r novembre, renverse toutes ces hypothèses ; ce diplôme est postérieur au combat de Louvain , qui a, par

royaume de lorraine. 82

^9^ 1'-^ loiuv.vi.m: réunie tout entikuk a l'allemac.ne (879-895).

On savait (jiio les Nonnaiuls n'étaient pas invinciMes ; de nombreux combats, et les batailles ilc Tliiméon, tle Sauconrl-en-Viineux, de Montl'ancon-en-Arfjonne l'avaient prouvé d'une faron éclatante, mais jus- (ju'alors on ne les avait pas forcés dans leurs retranchements. Ils y étaient en (picl((ue sorte inexpucjnables, oflVant presque toujours aux assiégeants une résistance heui'euse. Tout au plus arrivait-on quebiuelois à les ("aire ca[)ituler en les prenant par la lamine, mais jamais on ne réussissait à emporter leurs camps d'assaut. Le succès d'Arnulf n'en était que plus (panil. L'on conçoit que le souvenir de cette brillante victoire se soit lon(jtenq)s conservé, et qu'une cérémonie comniémorative l'ait perpétué pendant de longs siècles'. Si le roi pouvait concevoir un légitime orgueil du triomphe qu'il avait remporté, la Lorraine lui devait de la reconnaissance pour le service qu'il lui avait rendu. Elle avait au moins un prince qui payait de sa personne et qui la délivrait des pirates, non en achetant leur retraite, mais en les massacrant. On était certain de cette façon qu'ils ne reviendraient pas.

Par malheur, d'autres Normands devaient bientôt après s'installer à Louvain, malgré la sanglante leçon qu'avaient reçue leurs compatriotes. La flotte n'avait pas été attaquée, c'était une première faute ; une seconde, plus grande encore, fut de ne prendre aucune mesure destinée à prévenir le retour des pirates. L'année 891 n'était pas terminée, que les Normands de la flotte et les débris des vaincus de Louvain allaient reprendre possession du camp dont s'était emparé Arnulf'. Ce sont eux probablement qui, en février 892, recommencèrent à piller la Lorraine. Le pays des Ripuaires fut le premier envahi par les barbares qui, après s'être avancés jusqu'à Bonn, occupèrent la villa de Lannesdorf. Une armée franque vint les y attaquer, mais pendant la nuit ils décampèrent et se dirigèrent vers l'occident. Mar.-hant toujours sous bois et très vite, ils échappèrent à l'armée qui les suivait sur leur gauche. Ils arrivèrent ainsi à l'abbaye de Priim, d'oîi l'abbé Farabert et la plupart des moines

conséquent, été livré dans le courant d'o.-t'ibre, vers le 20 de ce mois, propose Dopsch (Mitth. I. Œ. GF., t. XV, pj). 367 et suiv.). — Le 3o octobre, on ne sait à quel endroit, Arnulf, à la prière du comte Liutfrid (abbé laie de Slavelot pendant 9 ou 10 ans, Séries abhat. StdbiiL, SS., t. XIII, p. 291), et de ses moines de Stavelot, confirme un échanyc qu'ils avaient fait avec un certain Richier. Celui-ci donne des biens situés dans le piiffus de l'Ardenne et en reçoil en échange d'autres dans le jxKjiis de Condroz (H. M. i8i(), Mariène, Amp. Coll., t. II, col. 33-34). — !-'<" 1^' novembre, à Nimè(]ue, Arnuli', à la ])ri(M'e de son cbapelain Enf)ilperon et du vassal Albéric (serait-ce l'ancien partisan de Hu(|ues ?) conci'de au prêtre E(jwolf, sou chapelain, en toute propriété, des manses situés à Pont (Ponl-Saiut-Vinceut ?) sur la iM )selle, dans le p. Tallensis et le comté de Hiujues; ces manses, ([ui bordaient les deux rives du fleuve, dépendaient du fisc royal de Tundolvesdorf, cl la donation était faite du consentement d'Olunckar, qui tenait ce lise en bénéfice (Miffhi-lliuKjen, etc., t. XV, pp. 371-372). — Faviie se trompe eu j)rétcndant qxie les Normands lun>ut battus pendant le trajet de Noyon A Louvain, et que les survivants rejoiquirent leur flotte stationnée pri's de cette dernière localité. La Coiil. Ratish. place f >rmi'llement A Louvain même le camp Ciui fut emporté par Arnulf.

1. Artudf avait ordomié (pt'mie cérémonie reli(|ieuse fût célébrée tous les ans (\ Louvain, le jour amiiversaire de la victoire (pi'il avait remportée (Conl. Riilisl). 8yi, p. lai).

a. A/iit. Ved. 891, |i. 3/| 1 , cf. 89U, p. 3/|/|.

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