‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 495 sur 764 · Voir Annotatio RAunoni, SS., t. II, p · texte numérisé non relu

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comiiK* |)(nir r«''l(''vation do Radhod siii' lo siège d'Utreclit'. SI ce dernier événtMiient se rapporte ii l'an 900, Aniulf, mort, comme nous l'avons dit, en décembre 8i)(), n'a pu y avoir la moindre part. Ainsi, notre incertitude subsiste, et de même que nous ne pouvons diie si Kberhard et après lui Mecjinhard étaient ducs de Frise, nous ne sommes pas assuré que la Frise elle-même appartint h Zvventibold^.

Ce prince avait-il le droit de nommer les évècjues ou tout au moins de confirmer leur élection ? Aucun des prélats de l'ancien royaume de Lothaire, Odiibald excepté, ne mourut pendant le règne de Zwentibold, et nous venons de voir qu'il y avait doute et sur l'année et sur les conditions dans lesquelles Radbod prit possession du siège d'Utrecht. En définitive, les prérogatives du jeune roi en matière épiscopale ne nous sont pas connues.

De tout cela il résulte que la situation de Zwentibold vis-a-vis de son père ne peut être précisée avec toute la rigueur désirable. Supposons la Frise soumise au roi de Lorraine ; le fait qu'Arnulf y aurait quand même nommé un duc et un évêque serait une preuve que son fds se trouvait sous sa suzeraineté et dans une dépendance plus étroite à son égard que les rois de la France occidentale ou de la Provence. Par contre, si la Frise n'était pas comprise dans le royaume de Zwentibold, ou si ni Eberliard ni Meginhard n'en ont été les ducs, et que de plus Arnulf ne soit pas intervenu dans l'élection de Radbod, alors on doit admettre

1. Ann. Ecinund. 900 (Ricuthofen, Effinonder Geschirhtsquellen, p. 4^, col. 4)- Radbod, le successeur d'Odilbaid, était né dans le paijas Loinochaniim (^Lomacensis, présume Holder-Eggkr, l'éditeur de la Vita Radhodi, SS., t. XV, p. 5Gy, n. 17), et il avait pour oncle materucl ((nninculus) Guiither, l'archevèipie déposé de Cologne. Sa mère et lit une descendante de Radbod, duc des Frisons. Gunllicr commença l'éducation de son neveu, qui entra plus tard au palais de Charles le Chauve et y acheva ses études, en compagnie d'Etienne (abbé de Saint-.Mihiel, puis évè(pie de Liège) et de Mention (i)lus tard évègue de Chàlons). Hugues l'Abbé garda quelque temps le jeune Radbod auprès de lui (1V<« Rddbodi, ch. I, SS., t. XV, p. 56g). O.i sait peu de chose de l'épiscopat de Radbod. Son biographe nous a])prend qu'il était hostile à l'intervention des évèques dans les affaires séculières, (pie pourtant il se rendait aux convocations que lui adressait le roi (V. R., ch. 9, p. 571 bis). Chassé d'Utrecht par les Normands, il se retira à Deventer (K R., ch. 5, p. 571 ; Au.vm de Brème, Gesta Hainmaburg . eccl. pont'if., liv. I, ch. l\o, p. ay, j)Iace à tort la fuite de Radbod à Deventer tout de suite après la défaite que les Normands iniligèrent aux Saxons en 880). Radbod eut avec Meginhard, fils d'Eberhard, des démêlés sur les(piels nous ne savons rien. Ils ne nous sont connus que par xnxa lettre de Jean X à Herimann de Cologne, (pie le pape félicite de les avoir apaisés (J. L. 3557, Floss, l'apstivalU, Urkunden, pp. 107-108).

2. Plusieurs auteurs admettent (pie la Frise, tout en étant soumise à Zwentibold, avait \u\e. situation à part; elle ne constituait pas un duché pro|)reinenl dit, mais une sorte de maiviie, de (|ouveruement militaire, (jui eut successivenient ii sa lète Eberliard, puis Meginliard. C'est à cause de leurs |>oiivoirs militaires cpie ceux-ci sont ipialiliés de ducs; ils étaient d'ailleurs comtes en Frise. Vu rim[iorlance ]>our rAllemagiie et la Loivairie de la défense des cotes de la Frise, Arnulf s'était réservé le droit de nommer les foiicliinnaires «pii «'■laient chargés de celte mission. Telle est ro|)inioii de W'irrir.ii, op. et., pp. A^-A^, de W.uïz, I). VG., t. V, p. 57, n. a, de Dummi.ek, t. III, pji. /i()â-/j()(). Leihni/, Ann. iinp. occ, t. JI, p. 178, croyait que les deux frères avaient eu le pouvoir ducal en Frise et que (lerulf et ses fils cherchaient à le leur enlever, (^.etle iler.iière hypi>llièse est rejelée par Waitz, iliid. Hiusc.ii, Jalirbachcr llrinrichs II, I. I, ]). 3Ai, semble croire ipi'Eberliard et M('(|iiihard avaient ('té ducs de Fris(>. Hi.oK, (li'scliiednis i>nn het .Xcitfrldiidsche \'<>lh', I. I, |). llO, déclare cpi'iipi'i's la m )rl de (iodi'rid il n'y «'ut plus de duché île Frise.

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