RiTz, NR. UB., n" i
3. Voir en particulier Réginon, Chronicon 899 et 900, pp. i47 et 1^8, An/i. Fuld. cont. Allah. 900, p. i34, la Tabula Karoloruin ex codice Steynveltensl, le Lib. de S^'^ Hilduljî successoribus, ch. 6, et les Ann. Lobiens. 901 {SS., t. III, p. 2i5, t. IV^, p. 89, t.XIII, jj. aS). Pourtant, un auteur du xi^ siècle, Jogonde, Translatio S. Seruatil, cii. 43 (SS., t. XII, p. 106), qualifie Zwentibold de « rex bonus ». Nous verrons plus loin qu'après sa mort il fut considéré à Siisteren comme un saint. Parmi les modernes, Witticii, op. cit., p. 49, est celui qui nous paraît avoir le plus justement apprécié le caractère du jeune roi.
4. Le premier, pour Saint-Maximin, porte : tt Domini clementiam regnum nobis celilus commissum lalius dilTundere confidimus. » (B. M. 1917). Dans le deuxième, rendu en
SaÔ LE IIKGNE DE ZWENTIBOLD (Rc/i-yoû).
d'ari'oiulii' ses Ktats, il finit, après avoir failli se les voir enlever par (Iharles le Simple en 8(j8, par les perdre définitivenient avec la vie deux ans plus tard.
A Worms, Ai-nulC avait confirmé à Eudes la possession de la couronne de France, (lliarles ne s'était [)as rendu en personne h l'invitation de son cousin, il lui avait adressé l'archevêque de Reims et le comte Adalong. (leux-ci rencontrèrent en chemin Eudes, qui venait de (juitter Worms ; un combat s'ençjajjea entre les deux p:irtis, au cours du({uel Adalong fut tué. Foulques parvint non sans peine îi s'échapper. Ce désastre, ainsi que l'accueil fait par Arnulf au compétiteur de Charles suffirent sans doute pour découra(]er le [)rélat de continuer son voyage, et lui faire reprendre le chemin de la France K
Charles ou ses partisans, ne pouvant plus compter sur le roi de Germanie, songèrent h invoquer l'appui de son bâtard. Ils allèrent trouver Zwentibold et lui offrirent une partie du royaume de France, nous ne savons pas d'ailleurs laquelle, s'il consentait à secourir son cousin ^. Le nouveau roi de Lorraine allait donner une preuve de son indépendance : il accepta les propositions que lui adressait Charles, et il se prépara à combattre et à essayer de détrôner l'homme que son père venait de reconnaître en sa présence comme roi de la France occidentale. Sans même prendre le temps de parcourir ses Etats, de s'y montrer, de recevoir les serments des comtes ou des vassaux qui ne se trouvaient pas à la cérémonie de Worms, il réunit une armée nombreuse, passa la frontière et alla rejoindre Charles 3.
Les deux princes allèrent mettre le siège devant la ville de Laon, l'une des places les plus fortes de la Francia, dont l'évêque Didon, qui tenait
faveur de Sainte-Gc»rlrude de Nivelles, on lit : « Nostrumque iii hoc labenti seculo regnum dilatari et uadique corroborari |)roiade certissiinc scimiis. » (B. M. iqkj.) 1-a cliose est d'autant ])liis remarquable ici, que l'acte ne fait guère que reproduire un diplôme antérieur de (lliarles le (^liauve (B. 1817). Enfin, le troisième, qui concerne Priim, exprime le même espoir : « Credimus hoc ad aucmentum cœleslis presentis(jue regni omuimodo pertinere. « (B. M. 1828.)