Voir WiTïicH, op. ciK, p
530 LE RÈGNE DE ZVVENTIUOLD (8(j5-<joo).
lU'iiit'iit, sans ([u'il (mU lait connaissance avec les Etats que son |)ère venait de lui conlici-. Il passa l'année 89G à parcourir la Lorraine, recevant sans doute le serment de ceux qui ne le lui avaient pas encore prêté, rendant la justice, accordant des concessions ou des conlirmations soit de Ificns, soit de privilèqes. Il commença en plein hiver sa tournée. Ainsi, on le trouve en Alsace dans le courant de janvier ; il est le 4 de ce mois h Strasl)ourg ', le 22 a Scliweiqliausen^. Puis il repasse les Vosges et se dirige vers le nord de son royaume. Il descend d'ahord la vallée de la Moselle, comme le prouve un diplôme du 3 mai rendu îi Florange, près de Tluonville3, puis on le perd de vue pendant un mois et demi, et on le retrouve à Nimègue le 24 juin +. C'est probablement lors du séjour qu'il fît dans cette ville que le comte Régnier, devenu l'un
1. Le 4 janvier, Zwenlibold, à la prière d'Anqiifrid el des moines de Munster (en Alsace) et sur l'intercession de révè([iie Salomon (de Constance), confirme aux moines la jouissance des domaines ([ui avaient étt; antcrieuremcnt afTeclés à leur usa(|e par différenls souverains, domaines situés dans le pru/us Alsacensin et le comte; de Bernard, dans le Brisigowe et le Sorenffowe ; il leur conlirme en outre le droit d'élire l'abbé et le prévôt, ainsi ([uc le prescrit la règle (de Saint-Benoît) [B. M. lyoy, Schœpflin, Als. dipL, t. I, p. 97]. L'oriqinal de ce diplôme, jadis propriété de IMS"" Rœss, évèque de Slrasbounj, et aujourd'hui conservé aux archives départementales de Colmar (Fonds Murbach, carton I), présente un grattage à la deuxième ligne et un autre à la cinquième. Les mots « noverint », « ad usum et utilitatem fratrum » ont été écrits à des endroits où le parchemin avait été gratté, et la forme des lettres dans le passage n ad usum, etc. » est différente de celle cpi'affectent les lettres dans le reste du diplôme. D'autre part, quatre mots « quod ita et fecimus » ont été ajoutés à la quatrième ligne après « confirmaremus » et au-dessus de « Nos vero, etc. » ; à la fin de la cinquième ligue, nouvelle addition, qui décèle une écriture différente de celle du diplôme et de l'addition précédente ; elle consiste en ijuatrc mots aussi : « ad Melin ecciam L »
2. Le 22, Zwenlibold, à la prière des moines de Saint-Denis et sur l'intercession de ses fidèles, Odacer et Régnier, restitue à Saint-Denis la petite abbaye de Salone avec ses dépendances et affecte à l'entretien des pauvres les revenus de deux i>ill;e ainsi qu'une partie des dîmes (B. M. 191 1, Galmet, t. I, pr., col. 827). Schwcighausen se trouve dans la Basse-Alsace, kreis de Strasbourg, canton de Haguenau.
3. Le 3 avril, le roi, à la prière de l'abbé Etienne (de Saint-Mihiel), concède en toute propriété au clerc Everlielm des domaines situés dans cinq localités du coinitatus Scarponensis avec leurs dépendances (B. M. 1912, R. H. Fr., t. IX, p. 378; cf. Gestii epp. TulL, ch. 29, SS., t. VIII, p. 638). Florange se trouve en Lorraine, kreis et canton de Thionville. Une copie de ce di[)lôine, cpii se trouve à la Bibliothè([ue Nationale, fonds latin, ms. 17197, f" i55 verso, porte V noiuis tnartii, au lieu de inaii et ind. XIII, au li'ni de XIV. Nous parlerons plus loin d'un diplôme rendu le 28 janvier d'une année incertaine, et que MOnLBACHER avait placé en 896. Nous préférons, avec M. Mulleu, le reporter à 897
l\. Le 24 juin, à Nimègue, Zvventibold , sur la prière d'Odilbald , évècpie d'ITtrcchl, confirme les diplômes de Pé[)in (B. M. 08), de Charlemagne (B. M. 129) et de Louis le Pieux (B. M. 558), par lescpiels ces souverains avaient concédé à l'église d'Utrechl la dîme des domaines royaux et des toulieux, placé sous la protection de cette église les hommes cpii en dépendaient, afi'ranchi enfin ceu.x d'entre eux (|ui iraient trafiquer à Dorestad, À Tiel et à Deventer de tous droits et redevances au fisc (B. M. 1913, S. Mulleu, Ilet ouriste Cartuldrium van lict Sticlit Utrecht, p. 18, n" 10). Par lui autre diplôme sa|^s date, que Mûiu. hacher place à la nu^me épo(pie (|uc le précédent, tandis' (pie .M. MOllkw (o/J. cil., ]). r).')-()7) le croit de 898, Zwenliliold, à la prii're de l'cNèque Kgilbokl (Odilbald), affranchit par le denier une serve de l'église triîtreclil couformémenl j\ la loi salique, et donne en compensation deux autres serves ù cette église (B. .M. igi/j, S. .Mullek, Hft oiutute, etc., p. /|5, n" 24). Le prétendu évè(|ue Kgilbold, ailuiis par Hkda, Uistoria ipiscnporiim Ullrajuctensluin, i""" éd., p. 249, par Bondam, (UiiirterlnteU iler llerloijeii luin GvlderUinl, t. I, p. l\i, n'a jamais existé, comme l'oul prouvé Moll, Kerk(je)tc/tif({iiiii, I. I, p. 2O5, Sloet, Oorkoiulenhoclc, etc., t. 1, p. OS, el MOhldacuku, I\c(J. Kar., p. 713.