‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 515 sur 764 · M. ]\[ULLER, op. cit., pp · texte numérisé non relu

M. ]\[ULLER, op. cit., pp

2. SiCKEL et Bresslau ont donné cliacun leur explication de l'existence de deux chefs à la tète de la chancellerie lorraine ; le premier en a même proposé trois. Dans les Beitrœge zur Diplomatik, n» VI {SB. W. Ak., t. 85, p. 878) il avançait que la direction de la chancellerie avait appartenu d'ahord à Radbod, puis à Herimann ; plus tard, Beitrœge, etc., no VII {SB. W. Ak., t. XCIII, p. 695), il exprimait l'avis que Radbod était subordonné à Herimann. Mais Bresslau, Handbach der Urkandenlehi-e, t. I, p. 3o4, n. 3, ayant rejeté ces deux manières de voir et soutenu que les deux archevêques étaient sur le pied de l'égalité la plus complète, que l'on contresignait, suivant les circonstances, au nom de l'un ou de l'autre, Sickel, KU. Abb., Text., p. 200, s'est rallié à cette opinion. M. Mûller, p. 98, n. i, l'a reproduite, mais sans l'adopter.

3. Les voici brièvement résumées : 1° la nature des modifications apportées par le rédacteur au texte du diplôme de Louis le Pieux (B. M. 606) qui a servi de modèle ; il y a dans B. M. 1907 des expressions et des tournures insolites, qu'Egilbert, le notaire qui est censé avoir contresigné et rédigé l'acte, n'a jamais emploj'ées ; 2° la forme du monogramme n'est pas celle qu'affectent d'habitude les monogrammes de Zvv^entibold ; S» on parle d'Arnulf comme d'un homme déjà mort : « Quœ patri nostro venerandœ mémorise Arnulfo restituenda... petiit (Radbodus) » ; 4° il est impossible de concilier la donation d'Œren à Trêves en 896 avec le récit de Régixon, qui fait enlever cette abbaye par Zwentibold aux comtes Etienne, Gérard et Matfrid, ainsi qu'avec celui du Libellas de rébus Trevirensibus, ch. i3 {SS., t. XIV, p. io/(). En outre, il est pour la première fois fait mention de B. M. 1907 dans le diplôme d'Otton III du 18 avril 998 (Stumpf, Regesten no 989). Les deux dernières raisons alléguées, surtout la troisième, nous paraissent décisives.

A. M. MûHLBACHER n'avait pas mis en doute l'authenticité de cet acte en publiant le regeste ; maintenant, sa conviction est un peu ébranlée, comme le prouve le passage suivant d'une lettre où il a bien voulu répondre à quelques questions que nous lui avions posées : « Interessanter ist dis Urkunde Zwenlibolds fiir Trier von 896, Oct. 25, welche Sie in ihrem letzten Briefe anfociiten. Dièses Stiick ist nœmlich von demselben Sclu-eiber geschrieben, der auch die F;i>lschung auf den Namen Karls des Grosseu vou 774, Sept, i, fertigte, bedarf daher auch iniialtlich grûndlicher Untersuchung. »

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